@informateur.ci- Suite à son incarcération pour propos jugés offensants envers l’institution judiciaire, Joël N’Guessan exprime publiquement ses regrets et adresse ses excuses aux magistrats ivoiriens.
Inculpé pour avoir tenu des propos considérés comme portant atteinte à l’autorité judiciaire, Joël Kouadio N’Guessan, ancien ministre et figure politique ivoirienne, a officiellement présenté ses excuses à la justice et aux magistrats du pays.
Dans un communiqué publié depuis sa cellule au Pôle Pénitentiaire d’Abidjan, Joël N’Guessan revient sur les circonstances de son arrestation, survenue le 18 juin 2025, au lendemain de la publication de son interview. Les propos qu’il y a tenus ont rapidement conduit à son interpellation par la Préfecture de Police d’Abidjan, avant son déferrement devant le Parquet du Plateau et sa présentation à un juge d’instruction.
Le 19 juin, il a été officiellement inculpé pour «discrédit sur l’institution judiciaire» et «discrédit sur une décision de justice de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice», des charges qui lui valent une détention préventive toujours en cours.
À la suite de son audition du 4 juillet 2025, en présence de son avocat Me Rodrigue Dadjé, M. N’Guessan a tenu à faire amende honorable. Il reconnaît que ses déclarations ont été perçues comme offensantes par de nombreux acteurs du système judiciaire, en particulier les magistrats.
« Loin de moi l’idée de remettre en question l’autorité de l’institution judiciaire ou de porter atteinte à l’honneur des magistrats ivoiriens», a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Je tiens à présenter mes sincères excuses à l’institution judiciaire et aux magistrats pour mes propos tenus dans cette interview. »
Cette prise de position, empreinte de regret, vise visiblement à apaiser les tensions nées de cette affaire, dans un contexte où la justice ivoirienne est taxée d’être à la solde du pouvoir d’Abidjan.
Reste à savoir si cette démarche suffira à influer sur l’issue de la procédure judiciaire en cours, ou si Joël N’Guessan devra en répondre pleinement devant les tribunaux dans les semaines à venir.
Yannick KOBO












