@informateur.ci- La décentralisation en Côte d’Ivoire connaît une nouvelle avancée avec l’adoption de l’annexe fiscale 2026. À travers ce dispositif, l’État ivoirien entend accroître les ressources des collectivités territoriales et renforcer leur capacité d’investissement. Parmi les principales mesures figure l’instauration d’une taxe communale sur les nuitées dans les hôtels et les résidences meublées.
Baptisée «taxe communale de nuitée », cette contribution est directement facturée aux clients séjournant dans les établissements hôteliers et assimilés. Son montant varie en fonction du standing de l’hôtel. Les établissements non classés appliquent une taxe de 500 FCFA par nuitée, tandis que les hôtels une étoile facturent 1 000 FCFA. Le tarif s’élève à 1 500 FCFA pour les hôtels deux étoiles et atteint 2 000 FCFA pour ceux de trois étoiles et plus.
Les résidences meublées sont également concernées par cette réforme. La taxe qui leur est applicable oscille entre 300 et 1 000 FCFA par nuitée, selon la taille de la commune dans laquelle elles sont implantées. La collecte est assurée par les établissements eux-mêmes, avec une obligation de reversement mensuel aux trésoriers municipaux. Les projections officielles estiment que cette taxe pourrait générer environ 2,5 milliards de FCFA par an.
Par ailleurs, l’annexe fiscale 2026 renforce les obligations financières des collectivités territoriales. Les communes devront désormais affecter 25 % de leurs recettes au fonds d’investissement, contre 20 % auparavant. Un seuil minimal de 3,5 milliards de FCFA est également fixé pour les communes percevant plus de 8 milliards de FCFA de rétrocessions.
Le secteur touristique n’échappe pas à ces ajustements. La taxe pour le développement touristique passe de 1,5 % à 2,5 % et s’applique désormais aux entreprises relevant du régime de l’entreprenant. Les parcs d’attractions sont aussi intégrés, avec un rendement attendu de 4 milliards de FCFA, dont la moitié sera consacrée à la promotion de la destination « Sublime Côte d’Ivoire».
À travers ces mesures, l’État pose les jalons d’une décentralisation plus dynamique, en dotant les communes de ressources accrues pour soutenir le développement local et renforcer l’attractivité du territoire.
Djah OPELY













