@informateur.ci- Le calendrier politique s’accélère en Côte d’Ivoire. La Commission électorale indépendante (CEI), par la voix de son président Kuibiert Coulibaly, a annoncé que les élections législatives se tiendront le 27 décembre 2025. Dans ce cadre, l’institution a convoqué les partis politiques, groupements et candidats indépendants à une rencontre préparatoire prévue le jeudi 14 août à Latrille Events, Cocody.
Cette réunion, programmée à 10h, vise à présenter les modalités pratiques du scrutin, harmoniser le calendrier de dépôt des candidatures et optimiser leur traitement. La CEI a demandé à chaque déposant de prévenir son secrétariat permanent au moins 24 heures à l’avance. Selon la Constitution, la durée du mandat parlementaire est de cinq ans, et les élections doivent être organisées entre 20 et 50 jours avant la fin de la législature.
Cependant, cette convocation n’a pas reçu l’adhésion de tous. Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) a fermement exprimé son opposition. Dans une déclaration lue le mercredi 13 août 2025 par Jean Likane-Yagui, haut-représentant du président du parti, la formation a rejeté l’initiative de la CEI, la qualifiant de «procédure inhabituelle » survenant « en plein préparatif de l’élection présidentielle ».
Pour M. Likane-Yagui, cette démarche « insidieuse » viserait à « fragiliser la mobilisation de l’opposition contre un 4ᵉ mandat anticonstitutionnel » et à « reléguer au second plan les revendications légitimes pour une présidentielle inclusive, transparente et apaisée».
En toile de fond, ce bras de fer révèle les tensions persistantes entre l’opposition et l’organe électoral, dans un contexte politique déjà marqué par les débats autour de la prochaine présidentielle. Si la CEI poursuit son calendrier, le PDCI-RDA semble, pour sa part, décidé à maintenir la pression sur les autorités afin d’obtenir des garanties sur le processus électoral.
Djah OPELY





