@informateur.ci- Après quatre décennies de tensions et de rivalités internes, l’Église du christianisme céleste en Côte d’Ivoire tente de tourner la page de la division. Dimanche 24 août, les principales instances de l’institution ont lancé un appel solennel à l’union autour du nouvel homme fort du diocèse, l’assistant vénérable suprême évangéliste Justin Kouamé Ackah, récemment désigné chef diocésain.
Réunis au siège de Port-Bouët, les présidents des conseils nationaux des jeunes, des femmes, des prophètes et des chorales ont signé et lu une motion commune de soutien. Celle-ci confirme leur fidélité aux deux pasteurs mondiaux de l’Église, Bennett Adeogun et Emmanuel Oschoffa, tout en réaffirmant leur obéissance au nouveau responsable en Côte d’Ivoire. Justin Kouamé Ackah a été nommé par le Révérend Pasteur Bennett Adeogun pour succéder au Révérend Édiémou Blin Jacob, figure historique désormais chargé de mission auprès du chef mondial. Une transition qui n’a pas manqué de susciter de vifs débats au sein de la communauté céleste.
Dans son allocution, le nouveau chef diocésain a salué «l’engagement et la fidélité» des structures spécialisées de l’Église, estimant que la Côte d’Ivoire était «résolument engagée sur la voie de l’unité totale». Selon lui, près de 75 % des fidèles célestes ivoiriens reconnaissent déjà son autorité. «Nous sommes convaincus que, dans les jours à venir, le reste finira par nous rejoindre», a-t-il affirmé. Un appel à la constance dans la prière et à l’obéissance a été lancé aux fidèles, tandis qu’un plaidoyer a été adressé aux autorités nationales pour assurer la sécurité du nouveau chef diocésain, évoquant des menaces signalées à son encontre.
Mais cette volonté d’unité se heurte encore à la résistance du Révérend Pasteur Édiémou Blin Jacob, qui revendique toujours la légitimité du diocèse ivoirien. Dans une récente déclaration, il a insisté : «Lorsqu’un pasteur est oint par le Prophète, il le demeure à vie. Je reste le seul et unique chef du diocèse de Côte d’Ivoire».
Édiémou rappelle avoir été consacré par le fondateur de l’Église, le Révérend Prophète Pasteur Samuel Biléou Joseph Oshoffa, soulignant que son autorité ne saurait être remise en cause.
Après quarante ans de divisions, la quête d’unité reste une aspiration majeure, mais son aboutissement dépendra de la capacité des différents courants à surmonter leurs divergences.
Djah OPELY












