@informateur.ci- La justice ivoirienne a rendu, mercredi 22 avril 2026, un verdict très attendu dans l’affaire impliquant l’ancien international Abdoulaye Traoré, plus connu sous le surnom de « Ben Badi ». L’ex-attaquant des Éléphants a été condamné à 36 mois de prison ferme pour viol sur une jeune femme de 19 ans, des faits remontant à 2021.
Le tribunal d’Abidjan, saisi de cette affaire depuis cinq ans, a également prononcé plusieurs sanctions complémentaires. Il s’agit notamment du versement de 15 millions FCFA de dommages et intérêts à la victime, d’une privation des droits civiques pour une durée de dix ans, ainsi que d’une interdiction de séjour à Bouaké pendant cinq ans.
Ce jugement met un terme à une procédure judiciaire longue et marquée par plusieurs rebondissements. Engagée en 2021, l’affaire a suscité une vive attention de l’opinion publique, en raison du profil de l’accusé, figure bien connue du football ivoirien.
La condamnation de « Ben Badi » marque un tournant important, tant sur le plan judiciaire que symbolique. Elle intervient dans un contexte où les questions liées aux violences sexuelles occupent une place croissante dans le débat public et font l’objet d’une vigilance accrue de la part des autorités judiciaires et de la société civile.
Ancienne gloire sportive, Abdoulaye Traoré voit ainsi sa réputation durablement entachée par cette décision de justice. Dans le milieu du sport, cette affaire relance les discussions sur le comportement des personnalités publiques et leur responsabilité sociale, au-delà de leur carrière professionnelle.
Ce verdict pourrait également être perçu comme un signal fort en faveur de la lutte contre les violences sexuelles en Côte d’Ivoire.
Djah OPELY












