‘@Informateur.info- Malgré le retrait de la déclaration de compétence, la Côte d’Ivoire n’entend pas donner une réponse à l’arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), car il porte ‘’ atteinte à la souveraineté’’ du pays, a estimé, mercredi, le ministre de la Communication et des Médias, Sidi Tiémoko Touré.
M. Touré, par ailleurs, porte-parole du gouvernement, s’exprimait à la tribune de l’Association de la presse étrangère en Côte d’Ivoire (APECI) baptisée ‘’Foreign Press News’’, une conférence de presse en ligne via la plateforme WhatsApp de l’association.
Pour le ministre Sidi Touré, le retrait de la déclaration de compétence ‘’n’est pas une décision politique’’, car explique-t-il, ‘’la réaction du gouvernement fait suite aux graves et intolérables agissements que la CADHP s’est autorisé et qui non seulement porte atteinte à la souveraineté de l’Etat de Côte d’Ivoire, à l’autorité mais aussi au fonctionnement de la justice qui sont de nature à entrainer une grave perturbation de l’ordre intérieur des Etats, en occurrence celui de la Côte d’Ivoire, sans oublier la sécurité juridique’’.
Selon lui, la déclaration de reconnaissance des compétences de la Cour étant ‘’par nature facultative, un État comme la Côte d’Ivoire qui s’est engagé librement est tout aussi libre de retirer son engagement’’, a insisté M. Touré.
Dans un arrêt du 22 avril 2020, la CADHP ordonnait la Côte d’Ivoire de surseoir aux mandats d’arrêt émis contre Guillaume Soro et de dépôt contre 15 de ses proches ainsi que leur mise ne liberté provisoire. Mercredi dernier, le gouvernement ivoirien a annoncé le retrait de sa déclaration de compétence de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples.
Geneviève MADINA












