@informateur.ci- L’ancien ministre et figure politique ivoirienne Anaky Kobenan a vivement réagi à la décision du Conseil constitutionnel, annoncée le 8 septembre 2025, qui a validé cinq candidatures pour la présidentielle du 25 octobre, dont celle d’Alassane Ouattara. Dans une déclaration publique, il a dénoncé l’exclusion de deux grandes figures de la scène politique : Laurent Gbagbo (PPA-CI) et Tidjane Thiam (PDCI-RDA).
Selon Anaky Kobenan, cette décision prive des millions d’Ivoiriens de la possibilité d’exprimer leurs choix démocratiques. « L’exclusion de ces deux personnalités va générer de profondes frustrations dans le pays », a-t-il affirmé, rappelant que le PPA-CI et le PDCI-RDA sont des partis historiques, présents sur l’ensemble du territoire depuis plusieurs décennies.
L’ancien ministre s’est également interrogé sur la légalité de la candidature d’Alassane Ouattara pour un quatrième mandat. « La Constitution ivoirienne ne permet pas plus de deux mandats consécutifs. Comment expliquer qu’après avoir été élu en 2010, réélu en 2015 et 2020, M. Ouattara puisse se présenter en 2025 ? », a-t-il questionné. Il a dénoncé ce qu’il qualifie de « contournement des lois » et de « manipulation institutionnelle».
Anaky Kobenan a appelé les Ivoiriens à une mobilisation pacifique. « Pas de propos insultants, pas d’actes de violence, pas d’affrontements avec les forces de l’ordre. Que notre seul message soit clair : nous n’acceptons pas la candidature de M. Ouattara », a-t-il lancé, estimant que « le résultat de cette candidature sera nul et non avenu».
Pour lui, la bataille à venir est avant tout une question de souveraineté nationale. « La Nation ivoirienne doit se lever. C’est un mouvement qui viendra de notre terre et de nos ancêtres », a-t-il conclu, appelant à une mobilisation citoyenne pour défendre la Constitution et garantir l’alternance démocratique.
La décision du Conseil constitutionnel continue de susciter des débats passionnés en Côte d’Ivoire, à moins de six semaines du scrutin. Les partisans du RHDP se disent confiants d’une victoire dès le premier tour, tandis que l’opposition multiplie les appels à la contestation citoyenne et au respect de la légalité constitutionnelle.
Djah OPELY












