@informateur.ci- Le président du Front Populaire Ivoirien (FPI) et ancien Premier ministre, Pascal Affi N’Guessan, a réaffirmé la volonté de l’opposition ivoirienne de faire front commun contre un quatrième mandat du président Alassane Ouattara. Dans une déclaration récente, il a insisté sur la nécessité de créer un cadre électoral transparent et inclusif avant toute compétition politique. « L’opposition cherche à se fédérer pour la bataille contre un 4e mandat de Ouattara, pas derrière un candidat», a-t-il déclaré.
Selon lui, le rassemblement des forces politiques doit transcender les clivages partisans afin de garantir des élections justes. « Que vous soyez de gauche ou de droite, si vous ne déverrouillez pas le processus électoral, vous n’aurez aucune chance de faire valoir vos idées », a-t-il ajouté, appelant à mettre fin aux « choix arbitraires » qui, selon lui, ne font qu’accompagner une dérive autoritaire.
Affi N’Guessan a également salué le rapprochement entre le FPI et le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), formation politique de Laurent Gbagbo. « Nos sensibilités politiques ne sont pas si éloignées. Nous partageons le même combat pour des élections crédibles », a-t-il souligné, estimant que cette convergence est une richesse pour la gauche ivoirienne.
Sur la question d’un éventuel boycott, le leader du FPI a clarifié la position de l’opposition : « Le boycott suppose que vous soyez autorisé à concourir et que vous refusiez ensuite de participer. Or, nos candidatures n’ont même pas été acceptées. » Pour lui, la priorité reste la participation à un scrutin équitable, sans la candidature d’Alassane Ouattara.
Le président du FPI a rappelé que le PDCI-RDA, plus ancien parti politique du pays, se retrouve sans candidat retenu pour la présidentielle d’octobre, ce qui remet en cause la légitimité du processus électoral. « Comment légitimer une élection dont les principaux partis d’opposition seraient exclus ? » a-t-il interrogé, rappelant que le PDCI-RDA, le FPI et le PPA-CI disposent d’élus au Parlement et dans les collectivités locales, ce qui les rend incontournables dans le jeu politique.
Affi N’Guessan conclut en appelant les partis d’opposition à dépasser les divergences pour imposer les réformes nécessaires et restaurer la confiance dans les institutions électorales.
Yannick KOBO












