@informateur.ci- La Commission électorale indépendante (CEI) a enregistré, ce vendredi 22 août 2025, au siège de l’institution à Abidjan, le dossier de candidature de Pascal Affi N’guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), pour l’élection présidentielle du 25 octobre prochain.
À la sortie du dépôt de son dossier, l’ancien Premier ministre a livré un message politique sans ambiguïté. « Je suis prêt à faire en sorte que M. Ouattara n’ait pas de quatrième mandat, parce que c’est un mandat anticonstitutionnel », a-t-il déclaré devant la presse et ses partisans.
Affi N’guessan a tenu à remercier les électeurs qui lui ont accordé leur parrainage, une étape essentielle pour valider sa candidature. « De nombreuses Ivoiriennes et de nombreux Ivoiriens m’ont renouvelé leur confiance, après celle de 2015 et de 2020. Grâce à eux, nous sommes présents à ce moment crucial du processus électoral », a-t-il affirmé, saluant également l’engagement des cadres et militants de son parti.
Pour le leader du FPI, l’échéance du 25 octobre représente bien plus qu’un simple scrutin. Elle incarne, selon lui, un enjeu de rupture avec un système de gouvernance qu’il juge « marqué par l’insécurité, la corruption, la violation des droits de l’homme, les emprisonnements en masse et la pauvreté généralisée».
«Après quinze années de pouvoir d’Alassane Ouattara, la Côte d’Ivoire mérite un nouveau départ», a-t-il martelé. Le candidat estime que la candidature du chef de l’État sortant pour un quatrième mandat constitue une menace pour la stabilité du pays. «Déjà en 2020, nous avions affirmé que le troisième mandat était illégal. Aujourd’hui, il veut persister. Mais nous ferons en sorte, avec l’ensemble des Ivoiriens, que cela ne soit pas possible», a insisté Affi N’guessan.
Pour lui, l’élection présidentielle de 2025 doit marquer la fin d’un cycle. « Pas de quatrième mandat pour Alassane Ouattara : c’est un impératif catégorique. Nous devons libérer notre pays et redonner aux Ivoiriens leur liberté», a-t-il conclu, se présentant comme l’alternative capable de porter ce changement.
Le dépôt officiel de sa candidature ouvre ainsi une nouvelle étape dans la bataille électorale, où l’ancien Premier ministre entend incarner l’opposition frontale au régime en place.
Yannick KOBO












