@informateur.ci- Face aux informations relayées ces dernières semaines concernant le rachat du stock restant de cacao, le Conseil du Café-Cacao (CCC) est sorti de son silence pour apporter des clarifications. Dans un communiqué publié le 5 août 2026 à Abidjan, l’institution affirme que les 280 milliards de FCFA débloqués par l’État étaient exclusivement destinés à l’acquisition de 100 000 tonnes de cacao identifiées, et non à l’achat de l’ensemble des stocks disponibles.
Le CCC rappelle que cette mesure exceptionnelle a été décidée par le gouvernement afin de soutenir la filière cacao confrontée à une forte dégradation des marchés internationaux. Selon l’institution, les cours mondiaux du cacao ont chuté de plus de 70 %, entraînant une accumulation importante des stocks dans les zones de production et des difficultés de commercialisation pour les opérateurs.
Pour atténuer cette situation, les autorités ivoiriennes ont instruit le Conseil du Café-Cacao de procéder au rachat de 100 000 tonnes de cacao. À cette fin, une enveloppe de 280 milliards de FCFA a été mise à la disposition de l’organisme chargé de la régulation de la filière.
Le Conseil précise que cette opération a été menée en collaboration avec l’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) Café-Cacao, conformément à des critères préalablement définis. Les volumes concernés étaient constitués de stocks identifiés, inventoriés et entreposés dans des magasins officiellement reconnus.
L’organe de régulation souligne que ce programme est désormais entièrement achevé et insiste sur le fait qu’il n’a jamais été question de racheter la totalité de la production nationale ou l’ensemble des stocks restants.
À travers cette mise au point, le Conseil du Café-Cacao entend dissiper toute confusion née des récentes publications évoquant un éventuel engagement de rachat de tous les stocks de cacao au prix de 2800 FCFA le kilogramme. Le CCC réaffirme que le dispositif concernait uniquement les 100 000 tonnes prévues dans le cadre de cette mesure exceptionnelle de soutien à la commercialisation.
Djah OPELY











