@informateur.ci- Le président sénégalais a remporté la bataille qui l’opposait au président du Parlement Ousmane Sonko devant le Conseil Constitutionnel sénégalais, dans leur désaccord concernant les crédits spéciaux.
En fait, le parti de Ousmane Sonko, le PASTEF proposait que les enveloppes réservées à la Primature et à la Présidence soient mieux contrôlées à travers une commission restreinte de députés, faisant savoir que cette démarche vise à renforcer la transparence dans la gestion des deniers publics.
Chose que Diomaye Faye et son parti présidentiel, Kiiraay, rejettent du revers de la main, estimant que le Parlement empiètait sur des prérogatives qui sont du ressort de l’Exécutif. Le Conseil constitutionnel sénégalais a tranché en dernier ressort, le mardi 25 août 2026, en déclarant irrecevable la proposition de loi sur le régime juridique des crédits spéciaux, considérant que plusieurs de ses dispositions relèvent du domaine réglementaire, c’est-à-dire de l’Exécutif.
En effet, dans sa décision le Conseil constitutionnel estime que plusieurs dispositions de la proposition de loi n°36/2026 interviennent dans des matières relevant du pouvoir réglementaire. Faut-il le rappeler, la juridiction avait été saisie le 18 août par le Premier ministre car l’exécutif s’oppose au texte présenté par les élus du PASTEF au Parlement.
Cette décision met fin au différend entre le Gouvernement et l’Assemblée nationale sur la délimitation des compétences entre le pouvoir législatif et l’Exécutif, en ce qui concerne les crédits spéciaux. Ainsi, le gouvernement sénégalais pourra dérouler la programmation desdits crédits spéciaux qui sont notamment accordés à la Présidence et à la Primature.
Maurice Kouassi KONAN











