@informateur.ci- Les cas de maladie hémorragique du lapin (MHL) ont été officiellement confirmés dans la commune de Adzopé, selon un communiqué publié le 17 mars 2026 par le Ministère des Ressources Animales et Halieutiques (MIRAH). Cette annonce fait suite à des mortalités inhabituelles observées depuis le 18 février dans plusieurs élevages cunicoles de la localité.
Alertés le 21 février, les services vétérinaires ont rapidement dépêché une mission d’investigation sur le terrain. Des prélèvements biologiques ont été effectués et transmis au Laboratoire National d’Appui au Développement Agricole (LANADA). Les résultats, obtenus le 26 février, ont confirmé la présence du virus responsable de cette maladie hautement contagieuse.
La maladie hémorragique du lapin touche aussi bien les lapins domestiques que sauvages et peut entraîner des taux de mortalité extrêmement élevés, pouvant atteindre 90 à 100 % du cheptel en quelques jours. Les autorités précisent toutefois qu’elle n’est pas transmissible à l’homme. Elle représente néanmoins une menace majeure pour la filière cunicole en Côte d’Ivoire.
Face à cette situation, le gouvernement a activé plusieurs mesures d’urgence conformément à la réglementation en vigueur sur la police sanitaire animale. Avec l’appui des autorités administratives locales, un recensement de 37 élevages a été réalisé à Adzopé, accompagné de campagnes de sensibilisation auprès des acteurs du secteur.
Un arrêté préfectoral déclarant la zone infectée a été pris, tandis qu’une campagne de vaccination d’urgence a été lancée. Au total, 2 749 lapins ont été vaccinés dans 68 élevages répartis entre Adzopé et le département de Yakassé-Attobrou.
Grâce à la rapidité d’intervention des services vétérinaires et à la collaboration des éleveurs, le foyer de contamination a pu être maîtrisé. Aucun nouveau cas n’a été signalé à ce jour, selon les autorités.
Le MIRAH appelle toutefois à la vigilance, rappelant que la propagation du virus peut être favorisée par des mouvements incontrôlés d’animaux ou le non-respect des mesures de biosécurité. Les éleveurs sont ainsi invités à renforcer les pratiques d’hygiène, limiter les accès aux exploitations et signaler toute anomalie via le numéro vert dédié.
Djah OPELY












