@informateur.ci- Au Togo, au moins sept manifestants ont été tués et des dizaines blessés fin juin à Lomé, selon des ONG. Des accusations graves visent les forces de l’ordre et des miliciens. Retour sur trois jours de violences.
Au moins sept personnes ont perdu la vie et plusieurs dizaines ont été blessées à Lomé, entre le 26 et le 28 juin, lors de manifestations contre le pouvoir en place.
L’information a été confirmée ce dimanche 29 juin par des organisations de la société civile et de défense des droits humains, qui dénoncent une répression brutale.
Selon ces ONG, les forces de sécurité togolaises et des miliciens auraient commis de graves exactions. Sept corps ont été retrouvés dans des cours d’eau de la capitale. Plus de soixante manifestants auraient également été arrêtés. «Nous vivons dans un pays où les citoyens ont le droit de manifester et de s’exprimer librement. Ce à quoi nous assistons est inacceptable», a déclaré à l’AFP David Dosseh, porte-parole du Front Citoyen Togo Debout. Il a ajouté : «Nous ne sommes pas des animaux. Nous sommes les fils de ce pays, et la Constitution nous garantit le droit de manifester pacifiquement. »
Bien que les manifestations soient devenues rares ces dernières années au Togo, c’est la deuxième mobilisation en juin initiée via les réseaux sociaux. Les 5 et 6 juin déjà, des jeunes avaient manifesté, entraînant une cinquantaine d’arrestations selon les autorités.
Lors des événements de fin juin, les forces de l’ordre ont dispersé les rassemblements à l’aide de gaz lacrymogène. Des barricades de fortune et des pneus enflammés ont été observés dans plusieurs quartiers de Lomé. De nombreux commerces sont restés fermés, témoignant de la tension ambiante.
À ce jour, les autorités togolaises n’ont pas communiqué de bilan officiel.
Djah OPELY













