@informateur.ci- Après un difficile processus électoral qui s’est soldé par le scrutin présidentiel du 25 octobre 2025 en Côte d’Ivoire, les fêtes de fin d’année s’annoncent sous le poids de la cherté la vie, alors que le collège électoral se prépare à être à nouveau convoqué dans les urnes pour les élections législatives du 27 décembre 2025.
C’est un sentiment de lassitude générale qui se dégage à la veille des législatives, dans un contexte électoral difficile. Par ailleurs, en ce début de la Coupe d’Afrique des Nation CAN 2026 dans laquelle les Eléphants de Côte d’Ivoire sont engagés au Maroc, après leur sacre chez eux en 2025, on ne sent pas encore d’engouement. La fièvre du football n’est pas encore montée.
En fait, la seule chose qui met tout le monde d’accord par-delà les appartenances, c’est la cherté croissante de la vie en Côte d’Ivoire. Une implacable réalité qui n’a ni parti, ni bord politique. Elle est la même pour tous au sortir des urnes. Dans un contexte économique tout aussi morose, les ‘’ poulets de Noël et de Janvier ‘’ dont les prix augmentent prennent timidement place dans les cages sur les marchés et aux coins des rues, sous le regard hésitant des populations éreintées par le coût de la vie. Les propriétaires de maquis, restaurants et établissements de divertissement ne semblent pas pressés de se mettre aux couleurs des fêtes. Ils savent que la route des fêtes de fin d’année est longue…Les clients viendront, mais il faut attendre.
Pour l’heure, c’est avec nonchalance que les chefs de famille regardent, de loin, les habits, articles divers, jouets et traditionnels cadeaux de Noël exposés par les commerçants, au milieu des maillots des Eléphants qui attendent preneurs. Ce n’est pas encore la grande affluence en raison bien évidemment de la cherté de la vie.
Beaucoup de familles attendent certainement la paie du mois de décembre et autres gratifications pour faire le strict minimum, à la dernière minute. Alors que les planteurs, eux, après avoir livré leurs dernières productions, attendent le paiement des acheteurs qui se font attendre, faute de liquidité.
Maurice Konan KOUASSI













