@informateur.ci- Sur l’axe Anyama- Agboville, les commerçantes de fruits et de légumes des localités d’Azaguié, de Petit Yapo, de Grand Yapo et d’Erimakouguié continuent d’occuper les abords de la route nationale 22 au détriment des marchés modernes érigés à leur profit par le conseil régional de l’Agnéby-Tiassa. Près de deux ans après l’inauguration de ces infrastructures, seule une poignée de commerçantes occupe le marché du carrefour d’Azaguié. Les autres préfèrent encore les trottoirs.
A Petit Yapo, Grand Yapo et Erimakouguié, à l’entrée d’Agboville, les marchés sont totalement déserts. Aucun commerçant n’y est installé et les infrastructures prennent déjà la patine du temps. De fait, depuis l’inauguration de ces marchés par le conseil régional de l’Agnéby-Tiassa, en dehors des herbes et des saletés qui recouvrent ces sites non exploités, les toitures présentent des signes de rouille.
- Des commerçants exposés à des accidents
Interrogées par Informateur.ci, les commerçantes évoquent le fait que ces marchés soient un peu éloignés des trottoirs. « Les clients s’arrêtent juste devant le commerce, au bord de la route. Ils ne viennent pas au niveau du marché. Ce qui ne nous arrange pas parce qu’on est là pour vendre, pas pour exposer sur un marché où personne ne vient », explique une commerçante de Petit Yapo. Même son de cloche à Grand Yapo et à Erimakouguié.
Pourtant, leur installation au bord de la voie n’est pas sans danger en raison de l’importance du trafic routier. Une imprudence, une sortie de route ou encore une défaillance mécanique d’un véhicule, et le drame est imparable. Les autorités de cette région, qui ont eu l’idée de doter ces villages de ces marchés modernes, devraient anticiper des drames en empêchant ces commerçantes de continuer d’occuper les abords de la voie.
Jean François FALL












