‘@Informateur- Le président du Mouvement pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR), le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, Chef de la junte, a dévoilé, dans son discours du 28 janvier dernier, les défis de la transition qui se déclinent, entre autres, à la sécurité pour réduire, significativement les zones sous influence terroriste ainsi que la réconciliation nationale. Quid de la lutte contre la corruption pour laquelle le président déchu Roch Kaboré avait annoncé une opération « mains propres ».
C’est le jeudi 25 novembre 2021, quelques jours après l’attaque meurtrière d’Inata qui a fait 59 morts que l’ex-président Roch Marc Christian Kaboré avait annoncé une « opération mains propres ». «Je lancerai dès la semaine prochaine, après concertation avec les autorités judiciaires et l’Autorité Supérieure de Contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption, une opération mains propres, pour vider tous les dossiers pendants de corruption et éclaircir toutes les affaires qui polluent le quotidien des Burkinabè épris de bonne gouvernance et de démocratie», avait-il déclaré dans un message à la nation.
Une annonce saluée par les populations pour qui on ne pouvait lutter contre le terrorisme sans finir avec les pratiques malsaines qui gangrènent la gestion des biens publics. Mais, jusqu’à son renversement, le 23 janvier 2022, l’opération n’avait pas encore connu un début de commencement au grand dam de ceux qui avaient applaudi Roch Kaboré dans sa volonté de mettre un terme à l’impunité dans le pays.
Du côté des nouvelles autorités (militaires), c’est un silence sur cet épineux dossier de la corruption. Du moins, pour l’instant. Or, après les questions de la sécurité et de la réconciliation, la lutte contre la corruption doit être inscrite au chapitre des priorités dans ce pays. Les nouveaux hommes forts doivent se saisir des rapports de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) et du Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) pour ouvrir la porte à la bonne gouvernance. Afin de ne pas laisser l’impunité prospérer davantage. Les crimes économiques sont une forme de « terrorisme » pour les caisses publiques. Il faut y mettre fin.
Alfred SIRIMA












