@informateur.ci- Ce qui se passe sous nos yeux sur le sol américain, à la faveur de la 23è édition de la coupe du Monde de football n’est pas une organisation sportive. C’est un règlement de compte à ciel ouvert de l’administration Trump. Qu’on ne s’y méprenne guère.
Pour beaucoup d’observateurs, c’est une véritable »boucherie » institutionnelle avant même que le premier grand choc, Mexique-Afrique du Sud, ne vienne illuminer le rectangle vert du stade Atzeca de Mexico en début de soirée (19h GMT).
Sur le plan de l’organisation et du respect humain, le verdict est déjà implacable. C’est la pire coupe du monde de l’histoire moderne. Un grand foutoir généralisé où la dignité des sélections est piétinée au nom d’une paranoïa de sécurité. Le constat est dramatique et il y a des vérités qui doivent être dites avec force. Ceux qui hurlaient au boycott de l’édition 2022 au Qatar pour quelques bières interdites en tribunes en ont pour leurs comptes sur les discours lissés sur la fête du football planétaire. Et leur silence est, simplement, assourdissant, face à ce que subissent certaines sélections.
Un carnage moral subi par l’équipe nationale du Sénégal dès son arrivée. Des joueurs internationaux, des stars mondiales connues sur toute la planète qui se font bloquer et contrôler de manière agressive sur le tarmac de l’aéroport. Un contrôle humiliant où on les oblige à vider leurs valises comme de vulgaires suspects ou comme s’ils avaient volé.
Que dire du traitement des joueurs de la sélection d’Ouzbékistan qui honore sa première participation à un mondial ? Des joueurs interceptés à la sortie de leur car et fouillés sur place comme s’ils transportaient des produits illégaux dans leur sac. Proprement honteux! Un traitement que les États -Unis ne sauraient infliger aux joueurs de l’équipe de France, d’Allemagne ou d’Angleterre.
Des mesures chimiquement pures qui rendent cette compétition nauséabonde à l’instar de la honte subie par la sélection d’Iran dont les joueurs sont contraints de disputer leur match aux États-Unis, mais ils ont l’interdiction formelle de résider sur le territoire américain. Pouah! Pour chaque rencontre, ils doivent s’infliger des allers-retours épuisants et aberrants entre le Mexique et les États-Unis. Ils dorment au Mexique et traversent la frontière comme s’ils n’étaient pas invités à la fête. Qu’on se le dise clairement. La fierté ne s’achète pas et les joueurs iraniens ont répondu sur le terrain de la plus belle des manières en arborant un pin’s en hommage aux victimes de l’école attaquée par le gouvernement américain. Un message fort, digne pour dénoncer l’inacceptable sous les yeux du monde entier.
Pendant ce temps, à quelques heures.
du coup d’envoi, les billets des supporters iraniens ont été purement et simplement annulés sans aucune raison valable. Des gens qui ont payé leur vol réservé leurs hôtels sont, ainsi, ruinés par une décision arbitraire. Nous sommes face à une gestion catastrophique qui discrimine ouvertement les Africains et les Arabes. L’indignation du monde du football doit cesser d’être à géométrie variable.
Geneviève MADINA












