@informateur.ci- Le Venezuela a officiellement engagé son retrait de la Cour pénale internationale (CPI). Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Félix Plasencia, a annoncé vendredi que Caracas avait notifié aux Nations unies sa décision « irrévocable » de quitter l’institution, qui enquête depuis plusieurs années sur des membres des forces armées et d’autres hauts responsables du pays.
Selon le chef de la diplomatie vénézuélienne, cette décision est motivée par ce qu’il qualifie de «parti pris géographique» de la CPI. Dans un message publié sur le réseau social X, il a accusé la juridiction internationale de cibler de manière disproportionnée les pays du Sud, en particulier ceux d’Afrique et d’Amérique latine.
La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a également dénoncé une instrumentalisation politique de la Cour. Lors d’un événement public, elle a estimé que l’institution avait perdu toute crédibilité aux yeux du gouvernement vénézuélien.
«La Cour pénale internationale a été tellement politisée pour attaquer le peuple vénézuélien et l’État vénézuélien que nous ne croyons plus en ce type d’organisation ou d’institution», a-t-elle déclaré.
Cette annonce intervient dans un contexte politique particulier. Dès le mois de décembre dernier, l’Assemblée nationale vénézuélienne avait adopté l’abrogation de la loi ratifiant le Statut de Rome, traité fondateur de la CPI. Ce vote, intervenu un mois avant la destitution de Nicolás Maduro par les États-Unis selon les autorités vénézuéliennes, avait ouvert la voie à un retrait officiel de la juridiction internationale.
Le retrait du Venezuela marque une nouvelle étape dans les relations déjà tendues entre Caracas et la juridiction basée à La Haye, dont les investigations sont régulièrement contestées par les autorités vénézuéliennes. Cette décision pourrait également raviver les débats sur le rôle, l’impartialité et la portée de la justice pénale internationale.
Djah OPELY












