@informateur.ci- En Côte d’Ivoire, les cadres et militants du Rassemblement des houphouëtistes pour la paix et la démocratie (RHDP) se disposent déjà en ordre de bataille pour l’élection présidentielle d’octobre 2025, à laquelle ils appellent le président Alassane Ouattara à être candidat pour briguer un quatrième mandat.
L’heure est donc à la mobilisation et à l’union des forces pour la conservation du pouvoir au sortir du prochain scrutin présidentiel. Mais au sein du parti, il n’y a pas que des heureux. Il y a en effet les éternels frustrés qui estiment n’avoir pas eu leur part du gâteau, n’avoir pas été rétribués à la hauteur de leur engagement et de leurs sacrifices depuis la conquête du pouvoir par le président Ouattara en 2011.
Et le débat est présent dans les esprits à la veille de la présidentielle. Les frustrés du RHDP ne comprennent pas qu’au sein du parti ce soit toujours les mêmes qui occupent les postes ministériels et les plus hautes fonctions dans les Institutions et les structures de l’Etat, sans toujours le mériter. Ils s’affligent du fait qu’après qu’ils aient abattu le travail sur le terrain dans des conditions difficiles sans grands moyens, les privilèges reviennent toujours à ceux qu’on ne voit jamais sur le terrain de la mobilisation et qui ne vont vers les militants que lorsqu’ils sont en quête de mandats électifs lors des scrutins législatifs, municipaux et régionaux.
La douleur des frustrés du RHDP est d’autant plus grande qu’à les en croire, ce sont toujours ces cadres retranchés dans les bureaux climatisés à Abidjan, fuyant le terrain, et qui n’ont aucune assise dans leur région parce que vomis par la base, qui sont désignés par la Direction du parti pour être les candidats du RHDP lors des élections générales. Alors que ‘’ ceux qui font le travail sur le terrain sont laissés de côté ‘’.
Faut-il le rappeler, lors des dernières élections locales, des frustrés du RHDP, restés trop longtemps dans l’antichambre, avaient menacé d’aller en indépendants si la direction du parti ne les désignaient pas officiellement candidats. Et ceux-ci avaient eu le soutien massif des militants de base qui, dans les circonscriptions, communes et régions, entendaient leur accorder leurs suffrages, promettant de sanctionner dans les urnes, disaient-ils, ‘’ ces cadres qu’on ne voit jamais aux côtés de la base et qui ne se présentent à elle que pendant les élections.
Une fois élus, ils disparaissent à nouveau pour ne réapparaître qu’à la prochaine élection ‘’. Le malaise fut tel que la plus haute direction du RHDP avait dû monter au créneau pour apaiser les esprits avec la promesse de ‘’ corriger les injustices ‘’ faites aux frustrés du parti. A vrai dire, la situation n’a pas vraiment changé. N’empêche, à sept mois de l’élection présidentielle, l’heure est à l’union et à la solidarité.
Mais après la présidentielle viendront les élections générales. Si le RHDP remporte la présidentielle, il faudra satisfaire les nombreuses attentes. Et les frustrés du parti pourraient cette fois prendre leur revanche.
KKM/informateur.ci












