@informateur..ci- Suite à sa victoire à l’élection présidentielle américaine, Donald Trump a pris une série de mesures dont la plus spectaculaire est le retrait de son pays de plusieurs organisations du système des Nations unies et l’arrêt de leurs financements. Une situation qui pourrait faire le jeu des BRICS.
Ce serait un truisme de dire que le retour du milliardaire américain Donald Trump à la Maison blanche a eu l’effet d’une tornade pour les organisations du système des Nations unies. En effet, des qu’il s’est installé au bureau ovale,Trump a signé de nombreux décrets dont ceux en lien avec le retrait de son pays des instances du système des Nations unies tout en suspendant leur financement pour une période transitoire de 90 jours (3 mois). Le temps, apprend-on, qu’une étude soit menée pour s’assurer de leur compatibilité avec la politique générale qu’il compte mettre en œuvre.
C’est ainsi que les États-Unis ont pris leurs distances avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Motif évoqué, « l’incapacité de cette organisation à entreprendre des réformes » mais aussi » des paiements injustement onéreux » exigés des États-Unis. Dans cette dynamique, l’USAID, l’agence fédérale chargée de l’aide aux pays en développement, est passée sous les fourches caudines de l’administration Trump. Pour cause, l’arrêt des activités de cette agence a été brutal.
« Ainsi, la posture du successeur de Joe Biden pourrait faire adhérer d’autres pays aux BRICS où ils auront plus de facilités pour obtenir des financements pour soutenir leur développement. »
A l’évidence, la décision de Trump de couper les financements des organisations du système des Nations unies pourrait bénéficier aux BRICS qui sont à l’origine composés du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine, de l’Afrique du Sud dont les initiales forment ce sigle. De fait, ce groupe que forment les pays émergents ambitionne de renforcer son poids par l’adhésion de nouveaux pays afin de mieux peser dans les négociations économiques internationales, notamment au G20, au FMI ou à l’OMC. Ainsi, la posture du successeur de Joe Biden pourrait faire adhérer d’autres pays aux BRICS où ils auront plus de facilités pour obtenir des financements pour soutenir leur développement.
Il faut noter qu’en 2024, les BRICS ont été rejoints par l’Arabie Saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes Unis, l’Éthiopie et l’Iran. Avec la nouvelle donne induite par l’arrivée du milliardaire américain à la Maison blanche, il n’est pas exclu que d’autres pays frappent à la porte de cette organisation qui se pose comme une alternative au vieil ordre mondial symbolisé par l’occident et les États-Unis.
OM/Informateur.ci












