@informateur.ci- Ce mardi 22 avril 2025, le PDCI-RDA a été visité par un vrai tsunami. Et pour cause. Son président, l’ancien ministre Tidjane Thiam, a été radié de la liste électorale suite à la plainte de plaignants qui brandissent l’article 48 pour justifier leur requête.
Dans un climat préélectoral tendu, le tribunal de première instance d’Abidjan s’est penché, hier mardi 22 avril 2025, sur plusieurs recours visant à obtenir la radiation de Tidjane Thiam de la liste électorale provisoire. Candidat déclaré à la Présidentielle d’octobre prochain, la radiation de l’ancien patron de Crédit suisse du fichier électoral l’éliminerait de facto de la course au Graal. Il rejoindrait ainsi la longue liste des figures majeures de l’opposition écartées du processus électoral en raison de décisions judiciaires. Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé ou encore Guillaume Soro, tous candidats déclarés, qui ont été radiés de la liste électorale en raison de leurs situations judiciaires respectives.
On notera donc que la justice n’a pas suivi la CEI qui a débouté plus de 150 plaignants qui demandaient la radiation du successeur de feu Bédié. Si la Commission a estimé que les pièces fournies par le requérant Tidjane Thiam en soutien à sa demande d’inscription sur la liste électorale étaient valables et ne souffraient d’aucune irrégularité, en revanche, la juge du Tribunal de première instance d’Abidjan a, elle, questionné l’article 48 qui stipule que ‘’tout Ivoirien majeur qui acquiert une nationalité étrangère et qui reconnait celle-ci, perd automatiquement la nationalité ivoirienne’’. Or, c’est en 1987, c’est-à-dire à l’âge de 25 ans (il était majeur) que Tidjane Thiam, alors brillant polytechnicien, a été naturalisé Français.
On notera donc que la justice n’a pas suivi la CEI qui a débouté plus de 150 plaignants qui demandaient la radiation du successeur de feu Bédié. Si la Commission a estimé que les pièces fournies par le requérant Tidjane Thiam en soutien à sa demande d’inscription sur la liste électorale étaient valables et ne souffraient d’aucune irrégularité, en revanche, la juge du Tribunal de première instance d’Abidjan a, elle, questionné l’article 48 qui stipule que ‘’tout Ivoirien majeur qui acquiert une nationalité étrangère et qui reconnait celle-ci, perd automatiquement la nationalité ivoirienne’’.
A ce moment-là, il ne le savait peut-être pas, mais il n’était plus Ivoirien. Il était Français au sens où l’entend l’article 48 du Code de la nationalité. Sauf que l’on est gêné aux entournures face à la radiation de l’ancien patron de Crédit suisse. Parce qu’il faut avoir le courage de le reconnaitre et de le dénoncer, tout se passe comme si le RHDP ne voulait pas que l’ancien ministre du Plan de Bédié ne soit pas candidat en octobre 2025. Il n’y a qu’à suivre le feuilleton judiciaire qui a commencé aussitôt qu’il a été élu à la présidence du vieux parti. C’est d’abord, l’ancienne déléguée PDCI d’Akoupé, Valérie Yapo, sanctionnée par le Conseil de discipline pour des propos jugés attentatoires à la cohésion du parti, qui lance la première banderille, demandant la suspension du mandat du successeur de Bédié au motif que ce dernier aurait été illégalement élu (il n’était pas Ivoirien au sens où l’entend l’article 48). Tout en se battant pour que sa suspension soit levée. Le président du PDCI ayant déféré à cette demande, l’on s’attendait à la voir retirer sa plainte. Mais elle n’en fit rien, insistant pour que Tidjane Thiam soit suspendu de ses fonctions à la tête du vieux parti. Un entêtement qui questionne les motivations de la plaignante.
A ce moment-là, l’on a compris que l’ancien patron du Bnetd ne pouvait pas en réchapper. L’adversité était trop forte. Puisqu’il est combattu tant en interne qu’à l’extérieur. Et ce que l’on pressentait depuis le début de ce feuilleton judiciaire est finalement arrivé : Thiam a été radié de la liste électorale. Une décision à la fois gênante et révélatrice de la peur qu’inspire l’ancien polytechnicien.
Le plus triste pour le PDCI-RDA, c’est que cette décision pourrait avoir un effet domino. Puisque tout semble réuni pour qu’il soit déchu de la présidence du parti septuagénaire. La boucle serait alors bouclée. Sauf que depuis hier, les Ivoiriens retiennent leur souffle. L’avenir se présentant sous des auspices de moins en moins reluisants.
OM/ Informateur.ci












