@informateur.ci- En Côte d’Ivoire, pour le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), il n’y a pas d’alternative à la candidature du président Laurent Gbagbo à l’élection présidentielle d’octobre 2025. » Le plan A, le plan B, c’est le président Laurent Gbagbo, il n’y a pas d’autre plan », clament haut et fort les militants du parti. Et pour le démontrer, le PPA-CI a d’ores et déjà demandé au Woody de Mama d’être le candidat du parti au prochain scrutin présidentiel.
Mieux, il a été désigné par le parti pour être son candidat. Mais l’on ne saurait occulter le fait que le président Laurent Gbagbo demeure radié de la liste électorale et déchu de ses droits civiques en raison de sa condamnation à 20 ans de prison dans l’affaire du » braquage de la CEDEAO » lors des évènements qui ont marqué la crise postélectorale de 2010-2011. Des appels ont été lancés, et le sont toujours, par une frange importante d’Ivoiriens, à la suite des partis politiques de l’opposition et d’acteurs de la Société civile pour qu’une solution politique soit apportée à cette question dans le sens de la réconciliation nationale et de l’apaisement du climat politique en Côte d’Ivoire, pour une élection présidentielle démocratique, ouverte à tous et apaisée en octobre prochain.
La balle est donc dans le camp du président de la République Alassane Ouattara. Mais nul ne pouvant présager de la réponse qui sera donnée par les autorités compétentes à ces exhortations à la paix, que pourrait-il advenir au PPA-CI si la candidature du président Laurent Gbagbo venait à ne pas être validée? C’est une question essentielle à laquelle le parti doit courageusement répondre. Si, le cas échéant, le PPA-CI confirme le fait qu’il n’y a pas d’alternative à la candidature du président Laurent Gbagbo, ne se dirigerait -t-on pas vers un boycott de la présidentielle d’octobre par ce parti?
« Revenu au pays avec une nouvelle arme politique de combat, le PPA-CI qu’il a créé après avoir abandonné le Front populaire ivoirien (FPI) à Affi Nguessan, Gbagbo a repris sa place dans l’arène politique et entend reconquérir le pouvoir d’État dans les urnes. Son ambition présidentielle et la détermination de son parti à le porter à nouveau au pouvoir restent intactes ».
Faut-il le rappeler, le parti de Laurent Gbagbo n’a pas encore pris part à une élection présidentielle depuis le scrutin de 2010, hormis les dernières élections législatives et locales. La condition de la participation du camp Gbagbo à une élection présidentielle étant sa libération par la Cour pénale internationale (CPI), les scrutins de 2015 et de 2020 ont été boycottés dans les conditions que l’on sait. Heureusement, depuis juillet 2021, il a regagné la Côte d’Ivoire après avoir été acquitté de toutes les charges alléguées contre lui par la justice internationale.
Revenu au pays avec une nouvelle arme politique de combat, le PPA-CI qu’il a créé après avoir abandonné le Front populaire ivoirien (FPI) à Affi Nguessan, il a repris sa place dans l’arène politique et entend reconquérir le pouvoir d’Etat dans les urnes. Son ambition présidentielle et la détermination de son parti à le porter à nouveau au pouvoir restent intactes. Et il faut craindre qu’en l’absence d’une solution politique pour permettre sa candidature en octobre prochain, le PPA-CI ne fasse le choix d’un boycott pur et simple de l’élection présidentielle.
L’autre option qui reste, à savoir la désignation d’un autre candidat pour le PPA-CI en lieu et place du président Laurent Gbagbo est, pour l’heure, comme un sujet tabou. On ne discute pas de la succession du chef en sa présence. Mais le fait est que dans les salons des cadres du parti, la question est discutée sous cape. En réalité, ce ne sont pas les ambitions présidentielles qui manquent au PPA-CI autour de Laurent Gbagbo. Mais pour l’heure, tout le monde s’en tient à la ligne du parti.
KKM/informateur.ci












