@informateur.ci- En Côte d’Ivoire, l’information selon laquelle Ahoua Don Mello aurait demandé, à travers une correspondance, de désigner ‘’ un autre candidat par précaution ‘’ pour l’élection présidentielle d’octobre 2025 a rapidement été démentie par la direction du parti qui dénonce une ‘’ manipulation ‘’ ourdie par les ennemis du PPA-CI sur les réseaux sociaux et dans les médias, à des fins d’intoxication et de désinformation.
Pr Dano Djédjé a fait savoir que ni les instances du parti, ni le président Gbagbo n’ont reçu une telle correspondance de la part de Don Mello. Mettant fin au débat. Mais, personne ne peut cacher le fait que la question de la candidature du président Gbagbo au scrutin présidentiel qui approche n’est pas simple au PPA-CI où ce que l’on pourrait appeler ‘’ l’affaire Don Mellon ‘’ est le signe d’un malaise étouffé.
Faut-il le dire, alors qu’on attend que le président Alassane Ouattara définisse clairement sa position quant à sa candidature ou non à l’élection présidentielle d’octobre 2025, au Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), le candidat clairement désigné est Laurent Gbagbo. Il a été choisi aussi bien par la base que par la haute direction du parti pour briguer un second mandat à la tête de la Côte d’Ivoire, après son élection en 2000.
Mais comme tout le monde le sait, il y a un hic au PPA-CI du fait de l’inéligibilité du Président Gbagbo en raison de sa radiation de la liste électorale à la suite de sa condamnation à 20 ans de prison dans l’affaire dite du casse de la Bceao pendant la crise postélectorale de 2010-2011. Et à ce jour, le dialogue politique qui pourrait aboutir à un règlement politique de son dossier n’a pas encore eu lieu. D’où l’incertitude qui pèse sur sa candidature. Et la question est des plus sensibles au sein du parti de Gbagbo. Le fait est qu’au PPA-CI, si tous s’en tiennent à la consigne et à la discipline du parti, la situation du candidat du parti provoque un malaise dissimulé dignement dans les cœurs.
En réalité deux tendances se dégagent. La première est celle des ‘’ Gbagbo ou rien ‘’ qui restent optimistes en ce qui concerne d’éventuels pourparlers avec le parti au pouvoir et les autres acteurs politiques et de la Société civile en vue de la réhabilitation du Président Laurent Gbagbo pour lui permettre de prendre part à la présidentielle prochaine. Ils n’envisagent pas de participer à un scrutin auquel le Woody de Mama ne prendrait pas part. Et surtout, pour eux il est hors de question de désigner un candidat de substitution ou par ‘’ précaution ’’ pour remplacer le Président Gbagbo si la sentence judiciaire qui le frappe n’est pas levée à temps.
La seconde tendance au PPA-CI est la position souple de ceux qui pensent que ce serait une erreur politique pour le parti de ne pas avoir un candidat à l’élection présidentielle de 2025. Ceux-là s’opposent à la politique de la chaise vide ou du boycott du scrutin en raison de l’inéligibilité du candidat Laurent Gbagbo. Ils estiment que la direction du parti devrait, si besoin est, désigner un autre candidat parmi les figures de proue du PPA-CI pour remplacer le ‘’ candidat naturel ‘’ qui est le président Gbagbo.
Les partisans du candidat de substitution prennent l’exemple d’Ousmane Sonko qui était le chef et candidat initial du parti Pastef au Sénégal, mais qui, empêché de se présenter, a été remplacé par Bassirou Diomaye Faye, un candidat de substitution qui a brillamment remporté l’élection présidentielle de 2024 au Sénégal et amené son parti au pouvoir.
Mais au PPA-CI, comparaison n’est pas raison…et le seul et unique candidat du parti reste et demeure le Président Laurent Gbagbo.
Maurice Konan KOUASSI












