@informateur.ci- Au Mali, après la fraternité d’armes et la cause commune qui ont présidé aux coups d’État de 2020 et de 2021 qui a porté Assimi Goïta au pouvoir, la confiance est rompue entre les enfants de la junte qui a renversé l’ancien régime. Pis le putsch qui a déchu, il y a cinq ans au Mali, précisément le 18 août 2020, le président Ibrahim Boubacar Keïta, puis celui du 25 mai 2021 qui a évincé le président de transition Bah N’Daw que les militaires avaient eux-mêmes installé au pouvoir, sont en train de manger leurs propres enfants. Les frères d’armes d’hier nourrissent désormais une méfiance réciproque et bien partagée, les uns à l’égard des autres. Beaucoup de ceux qui ont hissé le Général Assimi Goïta au fauteuil ne sont plus les bienvenus à Bamako. Ils sont tombés en disgrâce. La junte au pouvoir, devenue paranoïaque, voit aujourd’hui le diable partout.
Assimi Goïta se sent depuis quelque temps en insécurité auprès de ceux qui, hier, assuraient sa sécurité. Il a peur de son ombre et surveille chacun du coin de l’œil, même ses plus proches car, sait-on jamais…Et tout ce qui bouge autour de lui est assimilé à une tentative de déstabilisation. Nombre d’entre les soldats indésirables, accusés de connivence avec l’ennemi et de manœuvrer pour déstabiliser la Transition militaire en place, en ont pris pour leur grade.
Après la fraternité d’armes et la cause commune qui ont présidé aux coups d’État de 2020 et de 2021 qui a porté Assimi Goïta au pouvoir, la confiance est rompue entre les enfants de la junte qui a renversé l’ancien régime. Pis le putsch qui a déchu, il y a cinq ans au Mali, précisément le 18 août 2020, le président Ibrahim Boubacar Keïta, puis celui du 25 mai 2021 qui a évincé le président de transition Bah N’Daw que les militaires avaient eux-mêmes installé au pouvoir, sont en train de manger leurs propres enfants.
En effet, deux Généraux et 35 autres militaires ont été arrêtés au Mali depuis le 7 août 2025 et détenus dans les geôles du régime militaire. Ainsi qu’un officier Français malchanceux soupçonné de collusion avec eux. Yann Christian Bernard Vezilier, Lieutenant-Colonel de l’armée de l’Air française, est accusé par le pouvoir de Bamako d’agir ‘’ pour le compte des Services de renseignement français ‘’, en complicité avec ‘’ des relais politiques, militaires et civils ‘’. Les autorités de la junte malienne les accusent de vouloir ‘’ fragiliser la Transition ‘’.
Ainsi, la junte est en train de manger ses propres enfants, comme c’est souvent le cas à travers les exemples et l’histoire…Le gouvernement malien a officiellement annoncé avoir déjoué ‘’un complot des éléments de ses forces armées et de sécurité, en collaboration avec des civils, visant à ‘’ perturber la stabilité des institutions de la République ‘’. Et le nettoyage de l’armée pourrait se poursuivre pour réduire au silence les politiques, les militaires et les civils qui osent envisager ‘’la fin de la Transition militaire et l’organisation d’élections pour un retour à l’ordre constitutionnel‘’.
Chuutt !!! Au Mali, on ne prononce pas ces mots ! Même quand on est un militaire ! Sous peine d’être mangé par la junte. Vous voulez parler ici de libertés et de droits de l’Homme? Que nous réserve demain, à Bamako?
Alexandre Lebel ILBOUDO













