@informateur.ci- Après l’élection présidentielle, place aux préparatifs pour les législatives du 27 décembre 2025 en Côte d’Ivoire. Le RDHP, le parti du président Alassane Ouattara, entend rester dans la dynamique de la victoire à la présidentielle pour ‘’ faire un raz-de-marée ‘’ aux législatives. Mais le camp présidentiel est confronté depuis plusieurs années à l’équation des frustrés du parti au pouvoir qui met à mal la cohésion et la solidarité en son sein. Plus précisément, c’est la situation de ceux qui attendent leur part du gâteau, notamment en termes de postes ministériels ou électifs. Ceux-ci reprochent à la direction de leur parti de toujours privilégier ‘’ les mêmes qui mangent depuis trois mandats et qui sont déjà rassasiés ‘’.
Ces cadres qui, assis dans les bureaux feutrés avec tous les privilèges, ne vont pas sur le terrain de la mobilisation. Depuis l’arrivée de Ouattara au pouvoir, ‘’ ce sont les mêmes qui sont choisis quand il s’agit de nommer les responsables des Institutions, les ministres, les Directeurs généraux…ou de désigner les candidats du RHDP aux élections, alors qu’ils sont loin des préoccupations de la base parce qu’absents du terrain. Ces mêmes-là qui sont parfois vomis par la base sont toujours choisis par la direction du parti ’’, au détriment de ceux qui attendent depuis longtemps dans l’antichambre des privilèges, entend-on murmurer.
Et pourtant ce sont les cadres négligés qui sont toujours sur le terrain de la mobilisation, à l’écoute de la base et qui assistent les militants dans les moindres contrées. Aux dernières élections législatives et locales, ce problème avait donné lieu à la grogne des frustrés et beaucoup avaient menacé de se présenter en indépendants dans leurs régions, contre des candidats RHDP choisis par la direction du parti. Mieux, les frustrés avaient le soutien de la base qui voulait sanctionner dans les urnes des cadres ‘’ rassasiés ‘’ qui ne se présentent aux militants que lors des élections pour avoir leurs voix, et qui les abandonnent à leur sort après avoir été élus, pour ne revenir qu’à la prochaine élection.
La base entendait délaisser les choix contestés de la direction du parti pour voter désormais ses ‘’ vrais représentants ‘’, c’est-à dire ‘’ les cadres RHPD qui pensent réellement aux militants ‘’. Demandant ainsi une alternance interne aux postes électifs. Heureusement, après plusieurs médiations, le linge sale avait été lavé en famille et les frustrés avaient accepté de prendre leur mal en patience, avec la promesse du parti que la question serait résolue. Mais le temps est trop vite passé et le débat a ressurgi. La direction du RHDP pourra-t-elle y remédier ?
Maurice Konan KOUASSI












