@informateur.ci- Qu’on se le dise bien, en poussant le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky à entrer en guerre contre le puissant voisin russe il y a plus de deux ans, les alliés de l’OTAN qui n’entendaient pas engager un conflit militaire direct avec la Russie, n’avaient pas pour objectif la sécurité du territoire et des populations de l’Ukraine. Cela leur importe d’ailleurs peu. Pour les Etats-Unis et les pays européens, les enjeux sont d’ordre géostratégiques mais par la voie militaire. Washington alors sous le président démocrate Jeo Biden, et Bruxelles où siège l’Union (UE) ne voyaient pas d’un bon œil la consolidation de la puissance militaire russe et les visées stratégiques de Moscou qui réaffirmait ses réclamation territoriales historique sur certaines parties de l’Ukraine et travaillait à consolider également son contrôle sur cette région. Pour Moscou ces visées territoriales sont légitimes, d’autant plus que certaines populations en territoire ukrainien revendiquent, depuis la chute de l’empire soviétique, leur appartenance à la Russie.
Le plan des Occidentaux était donc de déstabiliser la Russie en ouvrant, sans avoir à se battre eux-mêmes directement, un front militaire en Ukraine pour éprouver militairement la Russie, tout en l’asphyxiant économiquement par des sanctions multiformes, dont le gels des avoirs russes en Occident et également la réduction voire le blocage de l’exportation du gaz russe par les pays de l’Union européenne. Promesse a donc été faite par le alliés de l’OTAN aux dirigeants ukrainiens de soutenir militairement et financièrement l’Ukraine de façon hyper, pour lui permettre de gagner la guerre contre la Russie.
Washington et les capitale européens avaient même promis, en plus de l’armement et des autres moyens militaires ainsi que qu’un financement illimité, d’envoyer des troupes sur le théâtre militaire et de s’engager directement dans le conflit de façon progressive, pour assurer la victoire à Kiev. C’est ainsi qu’après un calcul sur le papier, Zelensky s’est laissé convaincre qu’il aurait le dessus sur Vladimir Poutine avec le soutien massif de l’OTAN.
Mais sur le théâtre militaire, le plan des Occidentaux a échoué. L’Armée ukrainienne n’a pas fait le poids face aux troupes russes en très net surnombre et trop largement suréquipées. L’Ukraine n’était pas de taille à affronter la superpuissance militaire russe, en dépit du soutien militaire et financier des alliés qui est resté limité. Les Etats-Unis et les pays européens ne se sont jamais mouillés dans le conflit en engageant leurs troupes en Ukraine.
On avait promis à Zelensky que l’Ukraine serait officiellement intégrée au sein de l’OTAN en tant que pays membre. Cela n’a pas été fait et Kiev a déchanté. On avait promis des moyens financiers colossaux et illimités pour développer l’Ukraine, ce fut un enfumage. La Russie a militairement pris le dessus et conquis des territoires ukrainiens, qui ne seront plus jamais rendus. Au bout du compte, ce sont les populations ukrainiennes qui paient le prix d’une guerre que leurs dirigeants mènent par procuration pour le bloc occidental. Ce sont les destructions causées par les frappes massives russes et la désolation, dans un pays dont la frêle armée est en totale déroute face à l’ogre russe. On ne veut pas le dire, mais l’Ukraine, malgré le soutien de ses alliés, a perdu la guerre face à la Russie. Les populations sont dans d’atroces souffrances, dans une guerre qui n’est pas la leur.
Maurice Konan KOUASSI













