@informateur.ci- Le mardi 13 mai 2025, la foudre s’est abattue sur les partis politiques maliens qui ont été dissouts, sans autre forme de procès, par la junte que dirige Assimi Goita.
Les militaires au pouvoir à Bamako, ont dissous, le mardi 13 mai 2025, les « partis politiques et les organisations à caractère politique », selon un décret présidentiel lu à la télévision publique,. C’est une décision redoutée depuis plusieurs semaines par l’opposition. La dissolution des partis survient après l’organisation par ces derniers d’une manifestation qui a réuni plusieurs centaines de personnes, le 3 mai précédent, à Bamako, pour dénoncer cette éventualité, dans un rare acte de défiance vis-à-vis des militaires.
Il existe à ce jour environ 300 partis politiques recensés au Mali. Pour les autorités maliennes, c’’est sans doute une manière de mettre de l’ordre dans un paysage qui commençait à leur échapper. Par cette décision, Assimi Goita veut aussi se donner les coudées franches afin de diriger le pays à sa guise. Mais, le problème, c’est que cette mesure risque d’être pire que le mal qu’elle entendait éradiquer (faire taire des voix dissonantes).
A l’évidence, on ne le dira pas assez, l’on assiste là à un recul de la démocratie. D’autant que la junte s’est accordé une transition de cinq (5) ans renouvelable. Soit la durée d’un mandat électif. Assimi Goita qui a été élevé au rang de général d’armée, alors que le pays est la cible des terroristes qui en ont sanctuarisé la partie septentrionale et endeuillent régulièrement des familles, montre donc qu’il n’est pas prêt à remettre le pouvoir aux civils, contrairement à ses engagements initiaux.
La mesure d’interdiction des partis politiques est la preuve la plus apodictique de la volonté des nouvelles autorités de gouverner en rond, sans avoir à rendre compte à qui que ce soit. Les partis politiques étant perçus comme un contre-pouvoir, il fallait les faire taire ou les éloigner. C’est désormais chose faite. Cependant, l’on peut se demander, où va le Mali ? Parce que les perspectives semblent s’assombrir à mesure que se renforce le pouvoir du tombeur du président IBK qui confirme par cette décision impopulaire la dérive autoritaire de son régime.
OM/Informateur.ci













