@informateur.ci- Passée l’élection présidentielle du 25 octobre en Côte d’Ivoire, l’alliance Front Commun PPA-CI/PDCI-RDA a-t-elle volé en éclats? La question est d’autant plus sur les lèvres des observateurs que les deux principales forces politiques de l’opposition ne regardent plus dans la même direction en ce qui concerne leur participation aux élections législatives prévues pour le 27 décembre 2025. L’un, le parti de Tidjane Thiam, a choisi d’y prendre part tandis que l’autre, celui de Laurent Gbagbo a opté pour la non- participation.
En effet, le PDCI-RDA a décidé de ne pas reconduire la politique de la chaise vide comme lors de la présidentielle. Aussi le premier parti politique de Côte d’Ivoire a-t-il procédé, le mercredi 10 décembre 2025, à l’investiture de ses candidats aux élections législatives du 27 décembre 2025, lors d’une cérémonie organisée à la Maison du parti à Abidjan-Cocody. C’est au total un contingent de 163 candidats titulaires et suppléants munis désormais de leurs lettres d’investiture, que le PDCI-RDA va lancer à l’assaut des 255 sièges que compte l’Assemblée nationale ivoirienne.
En dépit du contexte et des revendications non satisfaites, le parti septuagénaire a choisi d’en découdre avec le grand adversaire au pouvoir, le RHPD, dans les urnes, dans la perspective de réaliser un bon score pour exercer le contre-pouvoir législatif au Parlement. Ce qui n’est pas le cas de l’allié, le PPA-CI qui a décidé de ne pas participer aux élections législatives de 2025. Le parti de Gbagbo dénonce un processus électoral qu’il juge ‘’entaché d’irrégularités‘’ et un contexte politique de ‘’répression‘’. La décision a été prise au terme du Comité central du PPA-CI tenu le jeudi 6 novembre 2025 à Abidjan. Un boycott électoral de plus à l’actif du camp Gbagbo.
Mais faut-il considérer que le Front Commun PPA-CI/PDCI-RDA n’aura été qu’une alliance tactique temporelle conclue dans le cadre de l’élection présidentielle, qui est désormais rompue de fait? Faut-il le souligner, les deux partis restent dans la revendication et appellent à un changement démocratique.
Le PDCI-RDA estime que la Côte d’Ivoire ‘’ne peut pas prospérer avec la majorité actuelle au pouvoir‘’. Même ton ferme du côté du PPA-CI qui, tout en annonçant son retrait du processus législatif, affirme continuer la ‘’ lutte pacifique, démocratique et patriotique pour la restauration de la souveraineté populaire et de l’Etat de droit ‘’ en Côte d’Ivoire. Le fait est que les deux alliés ont choisi des stratégies différentes pour mener le combat.
Maurice Konan KOUASSI













