@informateur.ci- La Cour suprême du Venezuela a ordonné, samedi soir, que la vice-présidente Delcy Rodríguez assure l’intérim du pouvoir exécutif, à la suite de la capture du président déchu Nicolás Maduro par les États-Unis. Cette décision vise, selon la haute juridiction, à garantir la continuité institutionnelle de l’État dans un contexte de crise politique majeure.
Dans un arrêt rendu par sa chambre constitutionnelle, la Cour a statué que Delcy Rodríguez « assume et exerce, en tant que responsable, toutes les attributions, devoirs et pouvoirs inhérents à la fonction de présidente de la République bolivarienne du Venezuela », afin d’assurer la continuité administrative et la défense intégrale de la nation. Les magistrats n’ont toutefois pas déclaré Nicolás Maduro en situation d’absence définitive, une procédure qui aurait automatiquement entraîné la convocation d’une élection présidentielle anticipée dans un délai de trente jours, conformément à la Constitution.
Cette décision intervient alors que Nicolás Maduro est arrivé samedi sur le sol américain, après avoir été capturé par les autorités des États-Unis. Washington a annoncé son intention de « diriger » la transition politique au Venezuela, affirmant vouloir accompagner le pays vers un nouvel ordre institutionnel. Les autorités américaines ont également évoqué l’exploitation des importantes réserves pétrolières vénézuéliennes, les plus importantes au monde selon plusieurs estimations internationales.
La nomination de Delcy Rodríguez à la tête de l’exécutif par intérim marque une étape cruciale dans une séquence politique inédite pour le Venezuela. Proche alliée de Nicolás Maduro et figure centrale du pouvoir depuis plusieurs années, elle hérite d’une situation extrêmement délicate, à la fois sur le plan institutionnel, économique et diplomatique.
Sur le plan interne, cette transition provisoire pourrait accentuer les tensions entre les différentes forces politiques, notamment l’opposition, qui réclame depuis longtemps une alternance par les urnes. Sur le plan international, la décision de la Cour suprême et l’implication directe des États-Unis suscitent déjà de vives réactions, ravivant le débat sur la souveraineté du Venezuela et le respect du droit international. Dans l’attente d’une clarification sur le statut juridique définitif de Nicolás Maduro, l’avenir politique du pays demeure incertain.
Djah OPELY





