‘@Informateur- Un an après le déclenchement de la guerre en Ukraine, le monde tend dangereusement vers une escalade de la violence voire une guerre nucléaire. De fait, en plus du soutien militaire de l’occident à l’Ukraine contre la Russie, le président français Emmanuel Macron appelait, le vendredi 17 février, les pays de l’Europe à réinvestir dans leur défense.
Ce mardi 21 février dans un discours à la nation, le président russe qui évoquait déjà la possibilité d’un recours à l’arme nucléaire si nécessaire, est passé à une autre étape : celle de la suspension de la participation de son pays à l’accord New Start sur le désarmement nucléaire. Ce qui ouvre la porte à la possibilité de nouveaux tests nucléaires. Or, tous savent pertinemment que la Russie a développé ces dernières années des armes nucléaires de dernières générations qui n’attendent que d’être testés. A l’évidence la guerre en Ukraine et le soutien de l’occident à Volodymyr Zélensky font courir au monde le risque d’une troisième guerre mondiale.
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D’ailleurs, répondant aux chefs d’États occidentaux qui souhaitent la défaite de l’armée russe en Ukraine, le président Poutine a été on ne peut plus catégorique. «Les élites de l’Occident ne cachent pas leur objectif : infliger une défaite stratégique à la Russie, c’est-à-dire en finir avec nous une bonne fois pour toute. (…) Il est impossible que la Russie soit vaincue sur le terrain de la bataille», a-t-il prévenu. Ajoutant que la responsabilité de l’escalade de la violence incombe aux occidentaux.
L’annonce de la suspension de la Russie de l’accord New Start sur le désarmement nucléaire, signé en 2010, a fait trembler l’occident qui ne se fait plus de doute sur le danger que court le monde. «J’appelle la Russie à revoir sa position. (…) Plus d’armes nucléaires et moins de contrôle des armements rendent le monde plus dangereux», a réagi aussitôt le secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) au cours d’une conférence de presse à Bruxelles. Du côté de l’Union Européenne, Josep Borrell, estime qu’avec cette décision «la Russie ne fait que démolir le système de sécurité qui a été bâti après la fin de la guerre froide».
Toujours au titre des réactions, Antony Blinken, le chef de la diplomatie américaine a estimé que les «Etats Unis restent prêts à discuter sur la limitation des armes stratégiques à n’importe quel moment avec la Russie». Selon plusieurs experts en sécurité, la suspension de la Russie de l’accord New Start sur le désarmement nucléaire, pourraient légitimer des pays comme la Corée du Nord et l’Iran dans le développement des armées nucléaires.
Alfred SIRIMA












