@informateur.ci- Le bloc des alliés européens de l’Ukraine était farouchement opposé à l’option des concessions de certains territoires conquis par la Russie et ont jusque-là poussé le président ukrainien Volodymyr Zelensky à la rejeter systématiquement dans les négociations. Pour les Européens, il s’agit d’un enjeu géostratégique majeur au plan sécuritaire pour l’Europe, en raison des conséquences d’une annexion de territoires ukrainiens face à la menace russe.
Mais à en croire des médias occidentaux, Bruxelles va certainement devoir s’y résoudre, face à l’intransigeance du président russe Vladimir Poutine qui a clairement fait savoir, tout le long des pourparlers, que la Russie ne rendra pas à l’Ukraine les territoires conquis au Donbass notamment, et sur d’autres fronts. Le vainqueur sur le terrain militaire, la Russie, est d’autant plus en position de force dans les négociations que, contrairement au bloc européen qui vit la probabilité des concessions territoriales de l’Ukraine à la Russie comme un cauchemar, les États-Unis n’en font pas une préoccupation majeure, encore moins un préalable à un accord de paix en Ukraine.
Le président américain Donald Trump, jugeant les capitales européennes trop frileuses voire inutilement paranoïaques sur ce point des discussions, ne voit pas en quoi cette option serait une catastrophe pour le camp européen. Aussi la Maison Blanche a-t-elle clairement demandé à Zelensky d’accepter, comme le prix à payer pour la paix, de faire des concessions territoriales à la Russie, avec la garantie sécuritaire d’une ‘’ zone démilitarisée ‘’ de sûreté. Une proposition à laquelle Kiev ne voit pas d’inconvénient. Pourvu que prenne fin cette guerre atroce.
Maurice Konan KOUASSI













