@informateur.ci- En Israël, c’est le désenchantement. Les dirigeants hébreux à travers le temps et surtout Benyamin Netanyahou, ont vendu aux Israéliens du vent, des illusions, le leurre d’une protection infaillible sur leur sol. Les populations de Tel-Aviv et des autres villes israéliennes étaient censées être, pour l’éternité, à l’abri des frappes ennemies qui ne pouvaient, disait-on, jamais franchir le ‘’ Dôme de Fer ‘’ pour toucher le sol israélien et causer des dégâts humains et matériels. Mais l’Iran n’est pas n’importe quel pays.
La grande mystification a été mise à nu il y a bien longtemps sans que l’on n’y prête attention…depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023. Le Mossad et le Shin-bet n’ont pas su empêcher ce jour-là cette attaque de grande ampleur qui a fait plus de 1300 morts. Les obus du Hamas ont perforé le système de l’armée israélienne et les combattants du Hamas sont entrés sur le territoire hébreu pour faire des otages qui sont, à ce jour, encore détenus à Gaza. Des otages que Netanyahou n’est pas encore parvenu à libérer par la force des armes.
L’attaque du Hamas, le 7 octobre 2023, constituent un revers, une humiliation que le Premier ministre israélienne n’est jamais parvenu à digérer. Un os au travers de sa gorge. Le dispositif de défense du sol israélien qui repose davantage sur la propagande militaire que sur une ‘’efficacité à toute épreuve‘’, est en réalité un dispositif vulnérable. Une vulnérabilité que les bombardements iraniens ont exposée. Le constat est que si Israël est en mesure de mener des frappes aux frontières dans les pays arabes de la région et des opérations à l’intérieur de territoires comme Gaza et le Sud Liban [ contre des groupes armés munis de lance- roquettes rudimentaires et de kalachnikovs ] avec les armes et le soutien fournis par les Américains et les Occidentaux, Benyamin Netanyahou et son armée n’ont pas la capacité de protéger les populations israéliennes des frappes sur le sol israélien face à des forces militaires de capacité et de puissance égales voire supérieures, comme l’Iran.
L’attaque du Hamas, le 7 octobre 2023, constituent un revers, une humiliation que le Premier ministre israélienne n’est jamais parvenu à digérer. Un os au travers de sa gorge. Le dispositif de défense du sol israélien qui repose davantage sur la propagande militaire que sur une ‘’efficacité à toute épreuve‘’, est en réalité un dispositif vulnérable.
Le 7 octobre 2023 et les bombardements iraniens restent deux revers cuisants dont Netanyahou ne se remet pas. Des échecs qui représentent pour son régime une amère déculottée, un traumatisme à vie. Alors qu’un cessez-le-feu précaire conclu le 25 juin 2025 prévaut entre l’Iran et Israël et tient toujours jusqu’à ce jeudi 26 juin 2025, après avoir été initié par Donald Trump qui a annoncé la reprise prochaine des discussions avec Téhéran sur son programme nucléaire, les Israéliens qui ont compris une chose, sont redescendus sur terre : Les bombardements n’arrivent pas qu’aux pauvres populations palestiniennes massacrées par leur armée. Ils ont compris qu’ils ne sont pas à l’abri des bombes ennemies comme on le leur a fait croire. N’ont-ils pas vu la célérité avec laquelle leur Premier ministre Benyamin Netanyahou a accepté sans attendre une seconde l’accord de cessez-le-feu avec l’Iran, là où il l’aurait rejeté ou fait des difficultés face au Hamas et le Hezbollah ; comme cela est toujours le cas à Gaza où Tsahal continue de massacrer inutilement des civils ou au Liban où Israël était monté sur ses grands chevaux? Mais n’est pas l’Iran qui veut. Et l’Iran n’est pas un groupe armé, mais aujourd’hui la plus grande puissance militaire au Proche-Orient, contre laquelle Israël et sa protection anti-aérienne dite ‘’Dôme de Fer‘’ ont montré leurs limites.
Benyamin Netanyahou a accepté sans attendre une seconde l’accord de cessez-le-feu avec l’Iran, là où il l’aurait rejeté ou fait des difficultés face au Hamas et le Hezbollah ; comme cela est toujours le cas à Gaza où Tsahal continue de massacrer inutilement des civils ou au Liban où Israël était monté sur ses grands chevaux? Mais n’est pas l’Iran qui veut.
Benyamin Netanyahou a sauté sur la proposition de cessez-le-feu de Donald en poussant un ouf de soulagement. Pas dans un souci de paix. Pas pour préserver la vie des populations iraniennes ou les infrastructures de l’Iran qui a été sauvagement et injustement agressé le 13 juin 2025 par l’Etat Hébreu sous le fallacieux prétexte de la prévention face à l’on ne sait quelle ‘’ menace nucléaire iranienne ‘’. Mais pour souffler et laisser souffler les populations israéliennes désemparées pleurant et fuyant sous les bombes iraniennes qui perçaient le ‘’ Dôme de Fer ‘’ et frappaient durement le sol israélien.
En réalité, l’armée israélienne qui ne pouvait contenir les missiles iraniens était en très grande difficulté, d’autant plus que sa défense anti-aérienne surévaluée qui relevait plus du mythe que de la réalité, s’affaiblissait et s’effondrait jour après jour, frappe après frappe. A force de vouloir trop en faire au plan militaire dans la région, Netanyahou a conduit Israël à se faire démystifier et démythifier, définitivement ! Sans les États-Unis, Tsahal ne vaut pas grand-chose.
Maurice Konan KOUASSI













