@informateur.ci- Le cabinet de sécurité israélien a donné son feu vert, dans la nuit du 7 au 8 août, au plan stratégique présenté par le Premier ministre Benyamin Netanyahu visant à «vaincre» le Hamas dans la bande de Gaza. L’annonce, relayée par un communiqué officiel, confirme que l’armée se prépare à prendre le contrôle de la ville de Gaza tout en organisant la distribution d’aide humanitaire à la population civile hors des zones de combat.
Ce plan repose sur cinq principes clés : désarmer totalement le Hamas, obtenir le retour de tous les otages – vivants ou morts –, démilitariser l’ensemble du territoire, instaurer un contrôle sécuritaire israélien sur Gaza et mettre en place une administration civile alternative, excluant à la fois le Hamas et l’Autorité palestinienne. Une majorité des ministres a rejeté une proposition alternative jugée incapable de neutraliser le Hamas ou de libérer les otages.
Selon le Hamas, qui détient toujours 49 otages – dont 27 seraient décédés –, ce plan prouve «le désir de Netanyahu de sacrifier les otages pour ses intérêts politiques et idéologiques». Le mouvement palestinien met en garde contre une escalade qui « aura un coût élevé et douloureux » pour Israël.
À Tel-Aviv, devant le siège du Likoud, parti de Netanyahu, des manifestants ont dénoncé un tournant militaire dangereux. Ils craignent pour la vie des otages et redoutent de nouvelles pertes dans les rangs de l’armée israélienne.
Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), plus de 86 % du territoire gazaoui est désormais militarisé et soumis à des ordres d’évacuation. Les zones non occupées – notamment Khan Younès, Gaza et les camps de réfugiés de Deir-el-Balah – sont les plus densément peuplées.
La réaction internationale n’a pas tardé. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a fermement condamné ce projet, l’estimant contraire à la décision de la Cour internationale de Justice demandant la fin de l’occupation israélienne. Il prévient que cette opération entraînera « plus de meurtres, de souffrances insoutenables, de destructions insensées et de crimes atroces », rapporte Rfi.
Dans cet étroit territoire côtier où vivent 2,4 millions de Palestiniens, les bombardements israéliens ont déjà causé la mort de 61 258 personnes, majoritairement des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas, jugés fiables par l’ONU.
Djah OPELY













