@informateur.ci- La France a convoqué, mercredi, l’ambassadeur de la République islamique d’Iran à Paris afin de protester contre ce qu’elle considère comme une campagne de désinformation menée par Téhéran au sujet du mouvement lycéen français.
Cette convocation intervient dans un contexte de mobilisation croissante des lycéens et des étudiants en France. L’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante ont appelé à la poursuite des blocages ainsi qu’à l’organisation de nouveaux cortèges jeudi. Plusieurs organisations syndicales du secteur de l’éducation soutiennent également le mouvement.
Selon le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Confavreux, l’ambassadeur iranien a été convoqué pour recevoir une protestation officielle concernant des contenus diffusés sur internet par des comptes liés aux autorités iraniennes.
«Il lui a été fait part du caractère absolument inadmissible des contenus mensongers diffusés en ligne par des comptes officiels du ministère iranien des Affaires étrangères », a déclaré le responsable français.
Paris conteste également la démarche entreprise par les autorités iraniennes à l’encontre de l’ambassadeur français à Téhéran. Celui-ci avait été convoqué le 6 octobre par le ministère iranien des Affaires étrangères, dans le cadre des tensions autour du mouvement de contestation en France.
Pour les autorités françaises, cette initiative iranienne ne repose sur aucun fondement valable. Pascal Confavreux a ainsi dénoncé le « caractère infondé » de cette convocation et appelé les autorités iraniennes à mettre fin à leurs prises de position.
Cette nouvelle passe d’armes illustre la dégradation des relations entre Paris et Téhéran. La France entend notamment contester les récits diffusés par des comptes officiels iraniens concernant les mobilisations en cours dans les établissements scolaires français.
Sur le terrain, la contestation lycéenne et étudiante doit se poursuivre jeudi avec de nouveaux blocages et rassemblements. Les organisations mobilisées entendent maintenir la pression, tandis que plusieurs syndicats de l’éducation apportent leur soutien aux revendications et aux actions annoncées.
La convocation de l’ambassadeur iranien intervient donc à la croisée de deux dossiers : la mobilisation sociale en France et les tensions diplomatiques entre Paris et Téhéran. Les autorités françaises demandent désormais aux responsables iraniens de mettre fin à la diffusion de contenus qu’elles qualifient de mensongers concernant le mouvement lycéen.
Djah OPELY












