@informateur.ci- L’ancien président français Nicolas Sarkozy comparaît à nouveau devant la justice. À partir de lundi, il est jugé en appel par la cour d’appel de Paris dans le cadre de l’affaire du financement présumé libyen de sa campagne présidentielle de 2007.
Selon le tribunal correctionnel de Paris et le Parquet national financier, ce procès doit permettre de réexaminer les décisions rendues en première instance dans ce dossier sensible qui a marqué la vie politique française ces dernières années.
Les audiences doivent se poursuivre jusqu’au 3 juin. Les magistrats de la cour d’appel auront pour mission de déterminer s’ils confirment ou modifient les peines prononcées lors du premier jugement.
En première instance, la justice avait condamné l’ancien chef de l’État à une peine de cinq ans de prison, dont deux ans ferme. Il avait été reconnu coupable d’association de malfaiteurs et de corruption dans cette affaire liée à des soupçons de financement illégal provenant de la Libye.
À la suite de cette condamnation, Nicolas Sarkozy avait toutefois été remis en liberté sous contrôle judiciaire, dans l’attente de l’examen de son appel.
Cette nouvelle étape judiciaire s’annonce déterminante pour l’ancien président, qui conteste depuis le début les accusations portées contre lui. Le procès devrait également raviver le débat autour des relations présumées entre certains responsables politiques français et l’ancien régime libyen.
Très médiatisée, cette procédure judiciaire pourrait avoir des répercussions politiques et judiciaires importantes, alors que la cour d’appel doit désormais trancher définitivement sur la responsabilité pénale de l’ancien locataire de l’Élysée dans cette affaire de financement présumé.
Yannick KOBO












