@informateur.ci- Le président français, Emmanuel Macron, a annoncé lundi qu’un nouveau pétrolier en provenance de Russie avait été arraisonné par la France la veille, soulignant que la Marine nationale a reçu « le soutien de plusieurs partenaires dont le Royaume-Uni » pour réaliser cette opération jugée « illégale » par le Kremlin.
Selon la préfecture maritime de l’Atlantique, l’interception s’est produite « à plus de 400 nautiques [740 kilomètres] à l’ouest de la pointe de la Bretagne, sur un pétrolier en provenance de Mourmansk en Russie ».
« Après la montée à bord de l’équipe de visite, l’examen des documents a confirmé les doutes quant à l’irrégularité du pavillon arboré. Un signalement a été fait au procureur de Brest, compétent au titre du tribunal maritime », a ajouté la même source.
Moscou estime que l’arraisonnement était « illégal ». « Nous considérons ces actions comme illégales, à la limite de la piraterie internationale », a affirmé le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov lors de son point-presse quotidien, ajoutant que « la Russie prend des mesures pour garantir la sécurité de ses cargos ».
Le navire arborait un faux pavillon du Cameroun et faisait route vers Limbé, ville balnéaire de l’ouest de ce pays africain, selon un porte-parole de la préfecture maritime, dans tes propos rapportés par l’AFP. Pour le parquet de Brest le capitaine russe avait « refusé à de multiples reprises d’obtempérer aux consignes de la Marine nationale » et estimé qu’une « prise de contrôle du navire s’avérait nécessaire ».
Le parquet a annoncé l’ouverture d’une enquête pénale pour « non-justification de nationalité d’un navire », « défaut de pavillon » et « refus d’obtempérer ». Le navire, qui compte 23 membres d’équipage dont la nationalité n’a pas été précisée, est « actuellement escorté par des moyens de la Marine nationale vers un point de mouillage pour la poursuite des vérifications », a précisé la préfecture maritime.
Geneviève MADINA












