@informateur.ci- Les États-Unis ont annoncé leur retrait de 66 organisations internationales, dont une trentaine relevant du système des Nations unies. L’information a été rendue publique mercredi par la Maison Blanche à travers un message diffusé sur le réseau social X.
Selon l’administration du président Donald Trump, cette décision s’inscrit dans une volonté de recentrer l’engagement international des États-Unis sur ce qu’elle considère comme ses « intérêts stratégiques fondamentaux ». Washington estime que plusieurs de ces institutions « ne servent plus les intérêts américains » et ne justifient plus le maintien de la participation financière et politique du pays.
Parmi les organisations concernées figurent 31 entités liées à l’ONU, notamment la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC). Ce traité constitue le socle juridique de l’ensemble des accords internationaux sur le climat, y compris l’Accord de Paris. Le retrait américain de cette structure marque un nouveau revers pour la coopération climatique mondiale.
La liste inclut également ONU Femmes, le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), ainsi que la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC).
Cette annonce a suscité de vives réactions au sein de la communauté internationale. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exprimé son « regret » face à cette décision, la qualifiant de « colossal but contre son camp ». Il a souligné que le multilatéralisme demeure un levier essentiel pour relever les défis mondiaux, qu’ils soient climatiques, économiques ou humanitaires.
Ce retrait massif pourrait avoir des répercussions durables sur l’influence diplomatique des États-Unis et sur le fonctionnement de plusieurs institutions internationales clés.
Djah OPELY













