@informateur.ci- L’administration américaine s’apprête à opérer un vaste remaniement de son dispositif diplomatique. À partir de janvier prochain, près de 30 diplomates de carrière, parmi lesquels plusieurs ambassadeurs en poste, verront leurs missions prendre fin, rapporte le quotidien britannique The Guardian, citant des responsables du département d’État sous couvert d’anonymat. Ces informations viennent compléter des révélations initiales du média américain Politico.
Selon ces sources, les diplomates concernés avaient été nommés sous l’administration Biden et avaient pourtant échappé à une première vague de rappels intervenue au début du second mandat de Donald Trump. En règle générale, les ambassadeurs américains exercent leurs fonctions pour une durée de trois à quatre ans, ce qui permet au département d’État de qualifier ces départs de « procédure standard » dans le fonctionnement de toute administration.
Toutefois, en coulisses, la dimension politique de cette décision ne fait guère de doute. Les futurs représentants diplomatiques devraient être choisis parmi des profils jugés pleinement alignés sur la doctrine présidentielle de « l’Amérique d’abord ». « Un ambassadeur est avant tout le représentant personnel du président », soulignent les responsables interrogés, estimant légitime que l’exécutif souhaite une diplomatie en adéquation avec ses priorités politiques.
Les diplomates rappelés ne seront pas pour autant licenciés. En tant que membres du service diplomatique de carrière, ils auront la possibilité de retourner à Washington et d’occuper d’autres fonctions au sein de l’administration, s’ils le souhaitent.
La liste des pays concernés, dévoilée par l’agence Associated Press, montre que l’Afrique est le continent le plus touché par cette vague de rappels. Quatorze pays sont concernés, dont la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Nigeria, le Niger, le Cameroun, le Gabon, le Rwanda ou encore la Somalie. La région Asie-Pacifique arrive en deuxième position, suivie par l’Europe, le Moyen-Orient, l’Asie du Sud et le continent américain.
Cette réorganisation confirme la volonté de Washington de resserrer les rangs de sa diplomatie autour d’une ligne politique clairement affirmée.
Djah OPELY













