@informateur.ci- L’administration du président Donald Trump prévoit d’accueillir plusieurs milliers d’Afrikaners sud-africains aux États-Unis au titre du programme de réfugiés. Selon des informations transmises au Congrès américain, jusqu’à 17 500 Afrikaners pourraient être admis d’ici la fin de l’année fiscale en septembre, contre une prévision initiale de 7 500.
Les Afrikaners, descendants principalement de colons néerlandais installés en Afrique du Sud, sont présentés par Washington comme victimes de discrimination et de persécution dans leur pays. L’administration américaine évoque une « urgence humanitaire » provoquée par des « développements imprévus » en Afrique du Sud.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Pretoria. Le gouvernement sud-africain rejette fermement les accusations américaines, estimant qu’aucune preuve ne démontre que les Blancs sud-africains sont ciblés en raison de leur race. Les autorités rappellent que la criminalité touche toutes les communautés du pays, y compris les agriculteurs noirs et blancs.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa avait déjà contesté publiquement les déclarations de Donald Trump lors d’un échange tendu à la Maison-Blanche. Pretoria affirme être « totalement opposée » aux discours évoquant une persécution raciale des fermiers blancs.
Selon l’agence Associated Press, le département d’État américain accuse également certains responsables sud-africains d’avoir tenu des propos hostiles envers les Afrikaners et d’avoir entravé le fonctionnement du programme américain de réinstallation des réfugiés. Washington cite notamment une intervention de responsables sud-africains dans un centre de traitement des demandes de réfugiés en décembre dernier.
Donald Trump accuse régulièrement le gouvernement sud-africain de ne pas agir efficacement contre les meurtres de fermiers blancs. Des accusations que Pretoria continue de qualifier d’infondées, dénonçant une instrumentalisation politique de la situation sécuritaire du pays.
Djah OPELY












