@informateur.ci- Dans une lettre ouverte adressée à l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, Konan Kouadio Siméon (KKS), président de l’organisation Initiatives
Pour La Paix, appelle à une réconciliation politique entre les grandes figures de la vie politique ivoirienne. À travers ce message, il exhorte également le président Alassane Ouattara et son ancien rival à privilégier le dialogue afin d’éviter de nouvelles tensions en Côte d’Ivoire.
Dans cette correspondance, KKS rappelle d’abord le rôle historique joué par Laurent Gbagbo dans l’avènement du multipartisme en Côte d’Ivoire. Il salue « l’homme d’État et le combattant de la liberté » qui, selon lui, a contribué à ouvrir la voie au pluralisme politique dans le pays.
Toutefois, l’auteur de la lettre estime que la démocratie ivoirienne demeure inachevée. Il critique un système politique qu’il qualifie de « partocratie », où les partis politiques auraient progressivement remplacé l’intérêt général par des logiques de clans et d’allégeances. Selon lui, cette évolution a favorisé les divisions communautaires et nourri les crises politiques successives qu’a connues la Côte d’Ivoire depuis les années 1990.
Konan Kouadio Siméon évoque également les lourdes conséquences humaines de ces affrontements politiques. Il rappelle que les différentes crises ont provoqué des milliers de morts et laissé le pays profondément divisé. Pour lui, les acteurs politiques majeurs portent une responsabilité historique dans la reconstruction du tissu national.
Dans ce contexte, KKS appelle Laurent Gbagbo à poser un « geste historique » en tendant la main à Alassane Ouattara. Il estime que le moment est venu pour les deux dirigeants de dépasser les rancœurs du passé au nom de la stabilité et de l’unité nationale.
L’auteur invite ainsi l’ancien chef de l’État à engager un dialogue direct avec l’actuel président, loin des calculs partisans du PPA-CI et du RHDP. Selon lui, la priorité doit être accordée à l’avenir de la nation et aux générations futures.
KKS plaide enfin pour l’organisation de véritables assises nationales afin de redéfinir un nouveau contrat social en Côte d’Ivoire. À ses yeux, ce dialogue national représenterait « l’ultime acte de courage politique » capable d’éviter une nouvelle crise et de consolider durablement la paix dans le pays.
Yannick KOBO












