@informateur.ci- La Coupe du monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique, est déjà au cœur d’une vive controverse liée au prix des billets. La Fifa a annoncé que les premiers tarifs débuteront à 60 dollars (environ 51 euros) par match pour les supporters des équipes qualifiées. Une annonce loin de rassurer les fans, alors que plusieurs organisations dénoncent une politique tarifaire jugée excessive.
Parmi les critiques les plus virulentes figure celle de Football Supporters Europe (FSE), qui estime que la Fifa impose des « tarifs astronomiques » aux supporters les plus fidèles. L’association européenne pointe notamment le coût global d’un parcours complet en Coupe du monde. Selon ses calculs, suivre son équipe nationale depuis le match d’ouverture jusqu’à une éventuelle finale coûterait au minimum 6 900 dollars, soit près de 6 000 euros.
Un montant jugé prohibitif par la FSE, qui rappelle que cette somme représente environ cinq fois le budget nécessaire pour assister à l’ensemble des rencontres lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar. « Ces prix excluent de fait une grande partie des supporters traditionnels », déplore l’organisation, estimant que le football mondial risque de se couper de sa base populaire.
De son côté, la Fifa justifie sa politique par l’ampleur inédite du tournoi, qui réunira pour la première fois 48 équipes et se disputera dans trois pays. L’instance mondiale met également en avant les coûts logistiques, sécuritaires et organisationnels liés à un événement de cette envergure.
Malgré ces arguments, la polémique ne faiblit pas. De nombreux supporters redoutent que la Coupe du monde 2026 devienne un spectacle réservé à une élite financière, au détriment de l’esprit populaire et universel du football. À un an et demi du coup d’envoi, la question de l’accessibilité des billets s’impose déjà comme l’un des enjeux majeurs du Mondial nord-américain.
Yannick KOBO













