@informateur.ci- Le conflit entre Israël et l’Iran s’intensifie avec 224 morts en Iran et 24 en Israël. Les deux pays poursuivent leurs frappes tandis que les civils sont appelés à se mettre à l’abri.
Dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 juin, la tension entre l’Iran et Israël a franchi un nouveau seuil. Les deux puissances rivales ont échangé de violents tirs de missiles, ciblant des infrastructures stratégiques et des zones urbaines. Le bilan humain ne cesse de s’alourdir : au moins 224 morts en Iran et 24 en Israël, selon les autorités locales.
Dès lundi matin, l’armée iranienne a confirmé avoir lancé plusieurs missiles sur de grandes villes israéliennes, en représailles à des frappes israéliennes menées la veille sur Téhéran, Machhad, et des installations militaires situées dans l’ouest du pays. Le ministère iranien de la Santé déplore également plus d’un millier de blessés, dont de nombreux enfants et femmes.
Côté israélien, les forces armées ont recensé 24 morts et plusieurs centaines de blessés depuis le début de l’escalade vendredi. Les autorités exhortent la population à rester à l’abri, redoutant de nouvelles attaques.
Sur le front diplomatique, l’Iran a lancé un appel pressant à l’Europe. Lors d’une conférence de presse, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a demandé aux pays européens d’intervenir pour faire cesser les frappes israéliennes, notamment contre des sites nucléaires iraniens. « Nous attendons des actions concrètes pour mettre fin à cette agression», a-t-il déclaré.
De son côté, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a affirmé sa volonté d’aller jusqu’au bout : « Nous allons changer le visage du Moyen-Orient, quels qu’en soient les coûts. » Il a officiellement déclaré la guerre à l’Iran, un acte qui a déclenché une riposte immédiate de Téhéran.
Alors que le conflit entre les deux pays s’enlise, les appels à la désescalade se multiplient à l’international. Mais sur le terrain, les bombardements se poursuivent, et les civils restent les principales victimes d’un affrontement dont l’issue semble de plus en plus incertaine.
Yannick KOBO













