@informateur.ci- Le doyen Kassi Kouao dit » Bobi Solo » est une figure emblématique de la filière Café-cacao à Aboisso. Dans la Tribune de l’Union Nationale des Sociétés coopératives agricoles leaders de Côte d’Ivoire (UNSCAL-CI), l’homme livre ses sentiments sur l’évolution de la filière, d’hier à aujourd’hui.
Chargé de souvenirs et acteur majeur de la lutte pour le développement de la filière Café Cacao, à Aboisso, en Côte d’Ivoire, le doyen Kassi Kouao dit Bobi Solo a traversé le temps, depuis le premier président Félix Houphouët-Boigny jusqu’à ce jour. Dans une vidéo publiée, ce lundi, dans la tribune de l’UNSCAL-CI, il a livré volontiers ses sentiments sur l’évolution de la filière. Non sans d’abord évoquer sa lutte pour la cause des planteurs ivoiriens.
- Défenseur des producteurs de Café-cacao
«Je ne prétends pas être le plus grand planteur de Café-cacao de Côte d’Ivoire, mais ce que je peux dire, c’est que j’ai acquis beaucoup d’expérience pendant mon parcours, depuis le temps du président Félix Félix Houphouët-Boigny. Ce dernier nous a toujours dit que ce pays repose sur l’agriculture. Moi, j’ai pris part à la lutte pour la défense des prix du Café-cacao et des intérêts des planteurs ivoiriens. J’ai eu à créer des structures pour cela. Il est important de souligner que nous avons la chance en Côte d’Ivoire de voir le prix bord champ fixé par les autorités qui est respecté et est le même partout sur l’ensemble du territoire national», a-t-il indiqué.
«Il y a de cela bien longtemps, poursuit-il, un Blanc m’a fait une confidence à une rencontre à Gagnoa, et m’a dit : « Ici en Côte d’Ivoire, vous avez la chance, quand on fixe le prix, c’est respecté partout dans le pays. Alors que chez nous, en France, quand nous avons commencé à mettre en place nos structures, si tu vendais, par exemple, ta pomme de terre ou ton raisin à 400 F dans telle ville, tu allais ailleurs, c’était à 350 F et dans une autre ville, c’était à 300 F».
- La réforme de la filière est salutaire
S’agissant de la réforme de la filière Café-cacao en Côte d’Ivoire, le doyen Kassi Kouao n’y voit aucun inconvénient. Il pense qu’elle a été bénéfique pour les producteurs. «Je peux dire que la réforme est salutaire parce qu’elle garantit toujours le prix aux planteurs. Pour ce qui est de la Carte de producteur de Café-cacao, je salue l’initiative», a-t-il déclaré. Kassi Kouao s’est surtout réjoui du fait que les producteurs pourront même bientôt se faire enrôler et cotiser afin d’être pris en compte à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) pour bénéficier plus tard d’une pension, comme les fonctionnaires. «Ce qui n’était pas le cas par le passé», a rappelé le doyen de la filière.
- Les raisons de son soutien à l’UNSCAL-CI
Au sujet de l’Union nationale des sociétés agricoles leaders de Côte d’Ivoire (UNSCAL-CI), le doyen Kassi Kouao n’a pas manqué de dire ses encouragements à cette union et à son président Moussa Sawadogo qui œuvrent sans relâche au bien-être des planteurs ivoiriens. «Si j’ai décidé de militer à l’UNSCAL-CI, c’est parce que l’union fait la force. Si nous sommes unis et que nous mettons nos idées ensemble, dans la paix, nous pouvons bien travailler dans l’intérêt des planteurs. Je demande au président Moussa Sawadogo de continuer l’excellent travail qu’il fait avec son bureau», a-t-il indiqué. Mieux, il appelle l’ensemble des autorités compétentes et le Conseil du Café-cacao de Côte d’Ivoire à collaborer étroitement avec l’UNSCAL-CI dans l’intérêt de la filière.
- Gagner le combat contre les maladies du cacao
S’agissant de la baisse de la production de café-cacao en Côte d’Ivoire, le doyen Kassi Kouao appelle l’État à soutenir les planteurs, pour que ceux-ci puissent en retour faire grimper à nouveau la production ivoirienne. «Face aux maladies du cacao et à l’appauvrissement des sols, je demande à l’État d’aider les producteurs à travers une subvention et la mise à disposition de l’engrais pour aider les paysans, afin que ces derniers puissent régénérer les sols et augmenter leur production et celle du pays. Dans certaines régions, le café-cacao se meurt. Il faut trouver une solution à cette situation», plaide-t-il. Pour ce qui est de l’évolution du prix bord champ du cacao en Côte d’Ivoire, le doyen Kassi Kouao ne tarit pas d’éloges à l’endroit des autorités ivoiriennes qui font beaucoup pour le développement de la filière et pour apporter un mieux-être aux producteurs.
Mais le doyen Kassi Kouao ne s’arrête pas là. Il fait une projection sur la transformation du café-cacao en Côte d’Ivoire, pour qu’une valeur ajoutée puisse apporter un plus aux producteurs et à l’État ivoirien.
Maurice Konan KOUASSI











