@informateur.ci- Au Sénégal, les revendications des greffiers face au ministère de la Justice n’ont pas encore fait l’objet d’un accord concret entre les parties. Depuis le mois de juin 2025, ceux-ci réclament l’application effective d’accords signés en 2018 avec le gouvernement. A savoir le reclassement des personnels de catégories B et C, l’alignement du corps des greffiers à la hiérarchie A2, et le respect des engagements de février dernier. C’est à vrai dire un dialogue de sourds.
En effet, alors que depuis fin juillet 2025 les greffiers sénégalais multiplient les arrêts de travail et les interpellations à l’endroit des autorités de tutelle via des communiqués, c’est plutôt des mesures musclées, des menaces, des ordres de réquisition des agents en grève et des retenues sur salaire que leur oppose le gouvernement, en représailles. Ce qui ne fait guère avancer les choses.
La preuve, un nouveau mouvement de grève est annoncé à Dakar et sur toute l’étendue du territoire sénégalais pour les 6, 7 et 8 août 2025. Les premières victimes de cette situation sont les justiciables qui endurent les retards dans le traitement des dossiers, des prises des actes de justice et des procédures, bien que les agents grévistes affirment ne pas vouloir pénaliser les populations. Greffiers sénégalais et autorités de tutelle parviendront-ils à un accord en vue d’un apaisement, pour la reprise du fonctionnement normal de la justice ?
Maurice Konan KOUASSI












