@informateur.ci- Le nord-ouest du Nigeria continue d’être ravagé par des violences incessantes. En moins de trois jours, plus de 60 civils, principalement des femmes et des enfants, ont été enlevés lors de deux attaques d’envergure menées par des groupes armés dans l’État de Zamfara.
La dernière attaque en date a eu lieu dans la nuit du lundi 4 août 2025. Des hommes armés ont simultanément pris d’assaut cinq villages – Sabongarin Damri, Sade, Tungar Tsalle, Tungar Sodangi et Tungar Musa Dogo – dans une offensive coordonnée qui a duré jusqu’à l’aube. Selon Shehu Musa, chef traditionnel de Damri, au moins 45 personnes ont été enlevées lors de ce raid. Des témoins évoquent également des morts parmi les civils, bien que le bilan exact reste inconnu.
Ce nouvel incident survient seulement deux jours après un premier rapt de 70 personnes à Sabongarin Damri, dans la même région. Les populations locales, terrorisées, fuient désormais leurs villages. « Ils ont tué certains de nos habitants et enlevé surtout des femmes et des enfants », a confié Hassan Dauda, résident de Tungar Tsalle.
Les forces de sécurité sont intervenues lundi, abattant trois assaillants. Toutefois, cela n’a pas suffi à empêcher les ravisseurs de fuir avec leurs otages et du bétail volé. Par ailleurs, dans le nord-est, une attaque attribuée à Boko Haram a frappé le village reculé de Kennari, dans la région de Damasak (État de Borno), où 15 personnes ont été enlevées et le chef du village tué. Les ravisseurs réclament une rançon de 30 millions de nairas (environ 19 650 dollars).
Face à cette spirale de violence, les communautés locales, déjà fragilisées par l’insécurité chronique, appellent à une réponse urgente et renforcée de l’État nigérian pour endiguer l’expansion des groupes armés.
Djah OPELY













