@informateur.ci- Plus de 200 églises catholiques ont été détruites ces dernières années dans le nord-est du Nigeria, une région confrontée depuis plus d’une décennie à une insurrection jihadiste meurtrière, selon un responsable de l’Église catholique.
L’évêque auxiliaire de Maiduguri, John Bogna Bakeni, a fait état de l’ampleur des destructions dans cette partie du pays, particulièrement touchée par les violences attribuées notamment à Boko Haram et à d’autres groupes armés.
Selon le prélat, ces attaques ont entraîné la mort de milliers de personnes et provoqué le déplacement de nombreuses familles. Les violences ont également profondément affecté les communautés locales, avec la destruction de lieux de culte, d’habitations et d’autres infrastructures.
John Bogna Bakeni souligne toutefois que les victimes de l’insurrection ne se limitent pas à une seule communauté religieuse. Chrétiens et musulmans ont été touchés par les attaques, dans une région où les populations civiles restent particulièrement exposées aux violences.
Maiduguri, capitale de l’État de Borno, constitue l’un des principaux épicentres de l’insurrection dans le nord-est du Nigeria. Depuis 2009, cette zone est régulièrement frappée par des attaques liées à Boko Haram et, plus récemment, à des groupes issus de sa fragmentation, notamment l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).
Les violences ont provoqué une importante crise humanitaire, avec des millions de personnes déplacées au Nigeria et dans les pays voisins du bassin du lac Tchad. Malgré les opérations militaires et les efforts des autorités pour rétablir la sécurité, des attaques continuent d’être signalées dans plusieurs localités du nord-est.
La destruction des églises illustre ainsi les conséquences durables de l’insurrection sur les communautés religieuses et les infrastructures civiles.
Pour l’Église catholique, la reconstruction des lieux de culte et le retour des populations déplacées constituent des enjeux majeurs dans cette région confrontée à une crise sécuritaire persistante.
Djah OPELY












