@informateur.ci- La Côte d’Ivoire ambitionne de devenir le premier producteur africain d’or à l’horizon 2035. Le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a réaffirmé cet objectif mercredi 16 septembre 2026, alors que le secteur aurifère ivoirien connaît une forte dynamique d’investissement et d’exploration.
Cette ambition repose notamment sur l’augmentation attendue de la production industrielle. Plusieurs mines sont actuellement en expansion, tandis que de nouveaux projets de grande envergure sont en construction ou en phase de développement. La future mine de Koné, portée par la société canadienne Montage Gold, doit notamment entrer en production d’ici fin 2026. D’autres projets, parmi lesquels Assafou d’Endeavour Mining, Doropo de Resolute Mining et Afema de Turaco, devraient renforcer les capacités nationales au cours des prochaines années.
La production ivoirienne est passée d’environ 13,2 tonnes en 2012 à 59,33 tonnes en 2025. Elle devrait atteindre environ 62 tonnes en 2026. Malgré cette progression, la Côte d’Ivoire occupait encore le huitième rang des producteurs africains en 2025, selon les données du World Gold Council. Le Ghana demeure en tête avec une production de 186,6 tonnes, soit environ 6 millions d’onces cette année-là.
Pour accélérer sa progression, Abidjan mise également sur la transformation locale. Une unité d’affinage doit entrer en exploitation au premier semestre 2027, avec une capacité annoncée de 100 tonnes d’or par an. Le gouvernement entend ainsi accroître la valeur ajoutée tirée de cette ressource.
La stratégie ivoirienne intègre par ailleurs le secteur artisanal et semi-industriel. La Société ivoirienne des métaux précieux (SIMEP), dont l’opérationnalisation est en cours, doit notamment contribuer à structurer la petite mine, exploiter certains sites semi-industriels et participer à la commercialisation et à la transformation de l’or.
Avec un potentiel aurifère estimé à 600 tonnes, la Côte d’Ivoire dispose d’importantes réserves de croissance. Mais l’objectif de devenir numéro un africain reste un défi majeur. Le pays devra notamment réduire l’écart avec le Ghana et mieux encadrer la production artisanale, dont une partie échappe encore aux circuits officiels.
Djah OPELY












