@informateur.ci- Les tensions politiques ne faiblissent pas à Madagascar. Alors que le président Andry Rajoelina avait convié la jeunesse malgache à une rencontre avec les forces vives de la Nation, les jeunes de la génération Z ont décidé de boycotter l’invitation. À la place, ils appellent à une grève générale ce jeudi 9 octobre 2025, pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’« absence de véritables réformes» et d’« immobilisme politique».
Selon les organisateurs de ce mouvement, cette grève vise à exprimer le ras-le-bol d’une jeunesse « fatiguée des promesses non tenues et des inégalités sociales persistantes ». Les jeunes manifestants estiment que les problèmes du pays dépassent largement la nomination d’un nouveau Premier ministre, intervenue lundi dernier, et concernent plutôt « le système dans son ensemble ».
Cette fronde s’inscrit dans un contexte de forte contestation sociale à Madagascar. Depuis plusieurs ,semaines, la rue gronde, réclamant davantage de transparence dans la gestion publique et des mesures concrètes pour lutter contre la pauvreté et le chômage des jeunes. Malgré les appels au dialogue du président Rajoelina, la défiance semble s’être installée entre le pouvoir et cette génération connectée, qui s’organise principalement via les réseaux sociaux.
Le climat reste tendu dans la capitale, Antananarivo, et plusieurs villes du pays. Les autorités malgaches appellent au calme, tandis que l’ONU fait état d’un bilan préoccupant : au moins 22 morts et plus d’une centaine de blessés depuis le début des affrontements, selon un rapport daté du 29 septembre. Ce chiffre est toutefois contesté par le gouvernement, qui minimise l’ampleur des violences.
Yannick KOBO












