@informateur.ci- L’opposant politique guinéen Aliou Bah a recouvré la liberté le vendredi 6 novembre 2026, après près de 23 mois de détention. Sa libération a été annoncée par son parti, le Mouvement démocratique libéral (MoDeL), dans un communiqué.
Dirigeant du MoDeL, Aliou Bah avait été arrêté en décembre 2024, avant d’être condamné en janvier 2025 à deux ans de prison ferme pour « offense et diffamation » à l’encontre du président guinéen, Mamadi Doumbouya. Il lui était reproché des propos visant le chef de l’État.
Dans son communiqué publié le 6 novembre, sa formation politique a confirmé sa sortie de prison, mettant ainsi fin à une détention qui aura duré près de 23 mois. Cette libération intervient dans un contexte marqué par des démarches judiciaires et politiques en faveur de sa remise en liberté.
En effet, Aliou Bah avait bénéficié, avec 216 autres détenus, d’une grâce présidentielle accordée le 2 octobre 2026, à l’occasion de la célébration de la fête de l’indépendance de la Guinée. Cette mesure de clémence était toutefois assortie d’un stage de 45 jours consacré à l’encadrement civique et à la préparation à la réinsertion sociale des bénéficiaires.
Sa libération était initialement attendue vers le mois de décembre, date à laquelle sa peine de deux ans devait normalement arriver à son terme. Sa sortie de prison est donc intervenue plus tôt que prévu.
Par ailleurs, le dossier avait également été porté devant la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). À la fin du mois de septembre 2026, cette juridiction régionale avait demandé la « mise en liberté immédiate et sans condition » de l’opposant guinéen.
La libération d’Aliou Bah constitue ainsi une nouvelle étape dans cette affaire judiciaire qui avait suscité des réactions au sein de la classe politique guinéenne et au-delà des frontières du pays.
Djah OPELY












