@informateur.ci- Une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) a fait 33 morts dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Les assaillants ont ciblé plusieurs villages du territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu, dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 novembre 2026. Des habitations et des commerces ont également été incendiés.
Le bilan de cette attaque ne cesse de s’alourdir. Au moins 33 personnes ont été tuées lors d’une incursion menée par des membres présumés du groupe armé ADF, selon les autorités locales. Les victimes auraient été exécutées à coups de machettes ou par arme à feu.
S’exprimant vendredi, l’administrateur du territoire de Beni, Charles Omeonga, a indiqué que les assaillants avaient lancé des offensives simultanées contre plusieurs villages aux environs de 23 heures, heure locale. Après leurs incursions meurtrières, les combattants ont incendié des habitations, des commerces et des motos avant de prendre la direction de la forêt.
Les destructions matérielles sont également importantes. Environ 60 maisons et établissements commerciaux auraient été réduits en cendres. Face à cette situation, de nombreux habitants ont abandonné leurs domiciles pour trouver refuge dans des localités voisines considérées comme plus sûres.
À la suite de ces violences, l’armée congolaise a dépêché des renforts dans la zone et engagé des opérations militaires pour retrouver les auteurs de l’attaque. Selon les médias locaux, les forces de sécurité poursuivent les assaillants afin de prévenir de nouvelles incursions contre les populations civiles.
Cette nouvelle flambée de violences intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant au Nord-Kivu. Elle survient également après une rencontre entre James Swan, chef de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), et les responsables provinciaux, consacrée à la situation sécuritaire dans la région.
À cette occasion, le responsable onusien a réaffirmé la détermination de la mission à accompagner les autorités congolaises dans leurs efforts de restauration de la paix. « La protection des civils reste notre priorité », a-t-il insisté.
Actifs depuis plusieurs années dans l’est de la RDC, les ADF sont affiliés à l’organisation terroriste État islamique (Daech). Depuis 2021, les armées congolaise et ougandaise conduisent des opérations militaires conjointes pour neutraliser ce groupe armé, dont les attaques continuent de menacer les populations de la région.
Djah OPELY












